Le COJOJ, la SEN’EAU et la SONES se donnent la main

Pour parer à une quelconque pénurie d'eau durant les Jeux olympiques de la jeunesse, le Comité d'organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ), la SEN'EAU et la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES) ont signé hier une convention tripartite.
Pour le coordinateur général des Jeux olympiques de la jeunesse, la signature de cette convention tripartite entre la SONES, la SEN'EAU et le Comité d'Organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 traduit une volonté commune de faire des Jeux un événement parfaitement organisé, mais également un événement durable, responsable et pleinement intégré à son environnement. En effet, souligne Ibrahima Wade, la question de l'eau occupe, sous toutes ses formes, une place essentielle dans un événement qui rassemble autant de monde, autant de jeunes sportifs et d'acteurs culturels.
La disponibilité pour tout type d'usage, la qualité, la continuité et la maîtrise de la ressource en eau sont des conditions indispensables au bon fonctionnement des sites et des infrastructures qui accueilleront les athlètes, les délégations, les volontaires, les officiels et le public. « Au-delà des besoins liés à la compétition, a-t-il ajouté, nous avons également la responsabilité de garantir que les installations mises en place ou mobilisées dans le cadre des Jeux puissent s'inscrire dans une logique de durabilité et d'héritage. Oui, le souci de l'héritage est aussi une dimension du partenariat que nous officialisons ensemble, aujourd'hui. La convention que nous signons vient formaliser une collaboration qui doit permettre d'anticiper les besoins en eau, de sécuriser les dispositifs nécessaires et de favoriser une parfaite articulation entre les exigences des Jeux et les réalités des infrastructures existantes ».
Cette collaboration tripartite, a-t-il révélé, se fonde sur une approche opérationnelle : anticiper, coordonner, résoudre rapidement les éventuelles difficultés et garantir la continuité du service pendant les différentes phases de préparation et de déroulement des Jeux.
A ses yeux, la réussite de Dakar 2026 repose en grande partie sur la capacité collective à travailler ensemble, à partager l'information et à apporter des réponses rapides et adaptées aux enjeux qui se présenteront aux organisateurs. Raison pour laquelle, d'après lui, cette convention est bien plus qu'un document administratif : elle constitue un engagement commun au service de la réussite de Dakar 2026.
Travaux complémentaires de raccordements de sites des JOJ
A la suite, du sieur Wade, le DG de la SONES a souligné que les JOJ constituent un défi à la mesure de l'ambition de l'État consistant à faire de Dakar le rendez-vous d'une jeunesse représentant le présent et le futur du monde, dans une activité sportive saine pour l'esprit et le corps.
A ce propos, il a convoqué quelques chiffres : plus de 200 délégations pour 2 700 athlètes engagés dans 25 disciplines sportives. En croire Abdoul Niang, pour bien recevoir, il faut rendre les sites d'accueil agréables à vivre. Une tâche bien en cohérence avec les missions que l'État a assignées à la SONES. « Notre statut de société nationale nous confère les prérogatives de réaliser les investissements et de construire les infrastructures. (…) La SONES a consenti un effort financier évalué à 25,8 millions FCFA pour divers travaux complémentaires de raccordements de sites des JOJ. Nous y avons conjointement travaillé avec le COJOJ et la SEN'EAU. Ces efforts s'inscrivent en droite ligne des projets structurants réalisés ces dernières années ou en cours de finalisation, à savoir KMS3 qui alimente le triangle Dakar-Thiès-Petite Côte et l'Usine de Dessalement d'eau de mer des Mamelles ».
M. Niang de rappeler que l'hydraulique urbaine, c'est plus de 1 000 milliards FCFA investis depuis 1996, compte non tenu des perspectives immédiates avec l'Usine de dessalement d'eau de mer de la Grande Côte, le Projet d'alimentation en eau potable de Touba, le Projet de Transfert d'eau douce de Malem Hoddar, etc.
En effet, sur la base des orientations de l'État, la SONES, dit-il, accorde une attention particulière au triangle de la croissance démographique et urbaine Dakar-Thiès-Petite Côte qui se trouve également être le triangle de la croissance des besoins en eau potable. Il s'avère que c'est dans ce triangle que se trouvent les infrastructures sportives et hôtelières devant accueillir les participants aux Jeux Olympiques de la Jeunesse.
« Cette convention est donc une passerelle de valeurs entre l'eau potable et l'olympisme », indique le patron de la SONES.
CHEIKH THIAM






