Publié le 8 Sep 2026 - 13:13
FONDATION SÉNÉGAL SOLIDAIRE

Les 500 millions qui font débat

 

Après les interrogations de Guy Marius Sagna sur les 500 millions de francs CFA annoncés pour les JOJ Dakar 2026 et la réponse de Kiiraay Les Patriotes Républicains, le débat se déplace sur le terrain de la transparence. Le Forum du justiciable demande des éclaircissements sur l’origine et le contrôle des ressources de la Fondation Sénégal Solidaire.

 

Les 500 millions de francs CFA annoncés pour accompagner les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 n’étaient pas destinés à devenir un sujet de polémique. Lors du lancement de l’initiative « Dundal JOJ », le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé une contribution de la Fondation Sénégal Solidaire, notamment destinée à l’acquisition de 200 000 billets pour les enfants et les jeunes. Mais le montant de cette contribution a rapidement suscité des interrogations sur l’origine des fonds.

Guy Marius Sagna a notamment appelé à un meilleur encadrement des fonds politiques, spéciaux et sociaux. Une sortie qui a provoqué la réaction de Kiiraay Les Patriotes Républicains. Dans un communiqué publié le 6 septembre, le mouvement a salué l’initiative de la fondation tout en dénonçant une « indignation sélective » du député. Il l’invite notamment à s’interroger sur l’utilisation du Fonds Jaam destiné à la paix en Casamance, ainsi que sur les fonds politiques.

Le Forum du justiciable réclame de la transparence

Pour le Forum du justiciable, la controverse doit surtout servir à poser la question de la transparence financière. « Par souci de transparence et de bonne gouvernance, la Fondation Sénégal Solidaire doit publier régulièrement ses comptes financiers, audités par des organismes indépendants », estime Babacar Ba. Le responsable du Forum du justiciable souhaite notamment que soient connus l’origine des ressources de la fondation, l’identité de ses donateurs et la composition de son patrimoine.

Une exigence qui dépasse la seule contribution annoncée pour les JOJ. Pour Babacar Ba, il s’agit d’instaurer des règles de transparence durables autour du fonctionnement de la fondation et d’éviter toute confusion entre ressources publiques et privées. « Une telle exigence garantit la transparence, prévient toute confusion entre fonds publics et privés », souligne-t-il. Au-delà de la polémique politique, la question posée est donc celle de la traçabilité des ressources : qui finance la Fondation Sénégal Solidaire, avec quels moyens et selon quels mécanismes de contrôle ?

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