Publié le 11 Apr 2017 - 17:16
CONDAMNE A 20 ANS DE TRAVAUX FORCES POUR MEURTRE

Lamine Diouf a tué à coups de coupe-coupe un enfant de trois ans  

 

La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Diourbel a condamné hier le nommé Lamine Diouf à une peine de 20 ans de travaux forcés pour meurtre. Le condamné était initialement accusé du crime d’assassinat sur un enfant de trois ans.

 

En prison depuis le 27 août 2010, Lamine Diouf, natif du village de Baback, situé dans le département de Bambey, doit encore y rester pour 13 autres années. En 2010, il a ôté la vie de Saliou Ndong, un enfant âgé de trois ans et hier, la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Diourbel lui a fait payer son acte en le condamnant à 20 ans de travaux pour meurtre. Pourtant, il comparaissait pour assassinat. D’ailleurs, dans son réquisitoire, le représentant du parquet a laissé entendre qu’il y a bel et bien préméditation et guet-apens dans cette affaire d’anthropophagie.

En effet, Lamine Diouf accusait sa voisine Maimouna Diouf de se transformer la nuit en chienne pour tenter de le dévorer. Ainsi le jour des faits, notamment le 23 août 2010, l’accusée s’est rendu au domicile de la dame pour l’exécuter avec un coupe-coupe. Mais lorsque celle-ci l’a vu venir avec l’arme blanche, elle a pris la fuite. Malheureusement, son petit-fils a reçu les coups destinés à la grand-mère. Même s’il a reconnu avoir asséné des coups au môme lors de l’enquête, hier, il a tenté de se disculper face aux juges. Pour se tirer d’affaires, l’accusé a en effet prétexté un état de démence au moment des faits. ‘’J’ai agi sans discernement.

Je ne savais pas pourquoi je me suis rendu au domicile de Maimouna Diouf. Je ne jouissais pas totalement de mes facultés mentales’’, s’est-il défendu.  D’ailleurs, cet état de démence a failli l’exempter d’un procès pénal car à la fin de l’instruction, le juge avait rendu une ordonnance de non-lieu à la date du 19 janvier 2015. Mais le parquet avait  interjeté appel dès le lendemain, à la Cour d’appel de Thiès. Ainsi la Chambre d’accusation de ladite Cour a ordonné la prise de corps à l’encontre de l’accusé, le 15 avril de la même année.

Une décision que ne comprend pas toujours son avocat Me Bocar Arfang Ndao qui, hier, a plaidé la démence. Par conséquent, la robe noire a demandé aux juges de disculper d’office son client conformément à l’article 50 du code pénal qui écarte toute infraction lorsque son auteur était dément au moment de la commission des faits. A défaut, il a sollicité la requalification des faits en coups mortels non sans déplorer les 20 ans requis par le parquet. 

OUMAR BAYO BA (DIOURBEL)

Section: 
DISCOURS DE LA HAINE AU SÉNÉGAL - ÉTUDE DE “TOURNONS LA PAGE” Les facteurs déclenchants, recommandations et impacts
"Terou JOJ"
MIGRATION EN MER VERS L'EUROPE : Unreculdeprèsde60%au premier semestre de 2026
NON-RESPECT DES ACCORDS DANS L’ÉDUCATION Le G7 annonce trois jours de grève
Affaire Nourah Ba
MARIE KHONE FAYE (PREMIÈRE DAME) : "Pourquoi je me suis engagée aux côtés des femmes et des filles"
Justice climatique
CORED : L’intelligence artificielle à l’épreuve de l’éthique journalistique
MENACES DE GREVE GENERALE - LE FSDT A MBOUR Mody Guiro hausse le ton face à l'État
Des comprimés de tapentadol saisis dans un bus à Koungheul
IA ET CYBERMENACES : Les États africains face à l’urgence d’une riposte continentale
Affaire Modou Ngom
PARUTION - « A LETTER TO MY YOUNGER SELF » Dix-sept femmes africaines écrivent à celles qu’elles étaient
RENTRÉE SCOLAIRE 2026-2027 À NOTTO DIOBASS : Vingt-trois millions pour les fournitures, des besoins en papier persistent
CONSEIL DES MINISTRES : Diomaye Faye en croisade contre les inondations
RENTRÉE SCOLAIRE 2026-2027 : Les cours reprennent, les inondations retardent encore certaines écoles
LUTTE CONTRE LES VBG : Quand le Sénégal s'inspire du modèle Béninois
EXÉCUTÉS À GIGNY EN 1940 Yali Fall et Souleymane Ly, la mémoire retrouvée
ACCUSATIONS SUR LE FINANCEMENT DES SALAIRES : Sen TV porte plainte contre Cheikh Bara Ndiaye
VIOLENCES CONTRE LES FEMMES ÂGÉES : Des abus encore largement invisibles