Publié le 14 Jun 2013 - 21:06
CONTRE LA VULNÉRABILITÉ DU DROIT A L'ALIMENTATION EN AFRIQUE DE L'OUEST

Les experts prônent l'investissement dans les exploitations familiales

L’Afrique de l'Ouest est une région vulnérable en matière de droit à l'alimentation. Et le Sénégal ne fait pas exception à cette insécurité alimentaire chronique. C'est du moins l'avis du responsable de la campagne ''Cultivons en Afrique de l'Ouest'', Eric Hazard qui l'a fait savoir, hier, au cours d'une conférence sur la mise en œuvre du plan national du droit à l’alimentation en Afrique de l’Ouest.

Selon Eric Hazard, la hausse des prix des denrées affecte 12 millions de personnes au Sahel. ''Il faut recentrer la production agricole en investissant dans les exploitations familiales, à travers l’accès aux intrants et à la terre. On a un business qui dure 6 mois, et presque 80% de la population vivent des ces productions. Cela pourrait aider les populations dans la crise alimentaire. Parce que les exploitations familiales, dès qu'on les soutient, on réussit dans l'alimentation'', a souligné M. Hazard.

Par ailleurs, il a lancé un appel à une augmentation des allocations budgétaires au secteur agricole. ''On ne peut pas dire que l'agriculture est une priorité et ne pas le montrer dans les chiffres. Il faut que le budget soit exécuté. Il faut mobiliser l'argent pour un modèle qui est l'exploitation familiale'', a dit Eric Hazard.

Pour le rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter, cette vulnérabilité est liée à des chocs climatiques à répétition. Il a indiqué que le droit à l’alimentation peut aider à orienter les efforts pour garantir le mieux la sécurité alimentaire et les investissements faits dans l’agriculture. ''La loi d’orientation agro-sylvopastorale de 2004 et la loi d’orientation agricole en 2006 au Sénégal pourraient garantir le droit à l’alimentation. Beaucoup d’États ont fait des progrès considérables, mais il faut que ces progrès soient orientés vers les plus vulnérables, que ces progrès soient définis dans des politiques en concertation avec les populations et les organisations actives dans les questions de faim et de pauvreté dans la région'', a signalé M. Schutter.

En outre, il a suggéré à d’autres pays de la sous-région de s’inspirer de ces expériences pour faire des progrès plus rapides que ceux réalisés au cours des années précédentes. Car, à l'en croire, il coûte beaucoup plus cher de répondre tardivement aux crises que de les anticiper.
 

Viviane DIATTA

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