Publié le 12 Apr 2012 - 08:13
CONTRIBUTION

Lettre du matin

 

   Un président s’en va
   Un autre arrive
   Le Sénégal est toujours là.
   Merci à celui qui est parti
   Bonne chance à celui qui s’installe
   Que la paix de Dieu vous accompagne tous les deux.

 

Pour guider ce beau bateau turbulent mais très stable de sa proue à sa poupe, de ses fonds à ses flancs il faudra s’accrocher aux vertus fondamentales et respecter les lumières qui sourdent du secret de son sol.

 

C’est pourquoi, celui qui le dirige a des chantiers immenses plantés de défis.

 

Le premier chantier du prochain quinquennat ne peut être inauguré que par un geste fort, symbolique d’un renouveau puissant de citoyenneté.

 

Ce n’est pas baisser le prix du riz, de l’huile ou de l’essence, ce n’est pas nommer des cadres reconnus, il y en a toujours eu, c’est, soigner la grande plaie qui enrage la nation et a fait toujours douter notre peuple : LA TRANSHUMANCE.

 

Beaucoup ont quitté les pâturages de l’ancien président il y a seulement combien de jours ?

 

D’autres se préparent à fabriquer des alibis et des «prêts - textes» pour trouver des planques que méritent des Sénégalais qui ont toujours été là où ils étaient en hivernage et en saison sèche ! Il ne faudra pas confisquer leur patience.

 

Il faut chasser les transhumants et décourager les candidats, pour que le Sénégal ait enfin des hommes politiques avec une assise idéologique historique et éthique. Pour que les gens apprennent à choisir et à rester dans leur option quelle que soit la direction du vent. Ils redeviendront ainsi des croyants authentiques.

 

Un homme qui a été allaité aux vertus de ce pays ne peut pas continuer à vivre comme une «MOUCHE» ou «UNE HYÈNE».

 

C’est cela que les Sénégalais réclament, ceux qui ont voté pour le nouveau président comme ceux qui ont voté pour le Sénégal.

 

Le courage que Macky Sall a eu d’affronter celui qu’il admirait - et qu’il continue d’admirer sans aucun doute – doit le pousser à combattre les gens sans vertu.

 

Il n’y a pas de sorcières à brûler car il n’y a pas de bûcher au Sénégal ! Sauf le bûcher de l’honneur où se sont immolées jadis des références de vertus !

 

Il y a assez de patriotes pour le défendre en cela.

 

Vive le Sénégal

 

Babacar Mbaye Ndaak

Fils du pays

 

Section: 
LE DESTIN DU PRÉSIDENT DIOMAYE : Entre démission et cohabitation forcée
LETTRE OUVERTE : À Son Excellence le Président de la République,
PROPOSITIONS DE RÉFORME-DIVORCE : Mettez juste un trait d’union
Saisine du conseil constitutionnel et dispersion de la classe politique
Commentaires sur l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution
LA RUE COMME MUSÉE : Pour une esthétique populaire de la ville africaine
Hommage à Mame Less Camara (3 ans déjà....)
YAKAAR-TERANGA : Les véritables pertes de l’État du Sénégal et les conséquences dévastatrices
YAKAAR-TERANGA : Les deux raisons du départ de kosmos
MÉMOIRE - TROIS ANS DÉJÀ : Malick Ndiaye, le veilleur de l’éthique Ceddo
REVALORISATION DE LA FORMATION DES JOURNALISTES DANS LE CADRE DU FADP ET RÔLE PIONNIER DU CESTI : Le pari de la qualité
DU TEXTE AU GESTE : L’ordre de préséance et la valorisation des élus à la lumière du décret n°99 252 du 19 mars 1999
AU SENEGAL, LES PAUVRES PAIENT PLUS POUR SE SOIGNER : Le paradoxe de notre système de santé
DE LA SUPRÉMATIE PRÉSIDENTIELLE : Entre conflits et primauté
Analyse de la décision n° 2/C/2026 du Conseil Constitutionnel
De grâce ne nous faites pas ça !
SONKO MOY DIOMAYE - DIOMAYE MOY SONKO : C’est le difficile qui est le chemin
Vous n’avez même pas honte : récit d’une fraternité trahie
Refus de l’intangibilité absolue du titre foncier et fondement juridique d’une politique de récupération des biens publics irrégulièrement appropriés
CULTURE AU SÉNÉGAL : Une puissance créative entravée par ses propres failles