Publié le 23 Apr 2016 - 15:34
DIALOGUE POLITIQUE

La constance et la circonstance

 

Quoi de nouveau sous le soleil pour que resurgisse le débat sur un éventuel rapprochement entre les Présidents Sall et Wade, l’APR et le Pds? Et, de façon générale, le débat sur le dialogue politique? Il convient de dire, très nettement, que le dialogue est une donnée constante dans la démarche  du Président de la République. On peut en fournir les preuves chiffrées depuis 2012 avec, notamment, les concertations sur l'avenir de l'enseignement supérieur, les consultations nationales sur les réformes constitutionnelles, les concertations sur la santé, les assises nationales sur l'éducation, la conférence sociale, les consultations sur l'Acte 3 de la décentralisation, le Forum national de l'administration, etc.

Le dialogue politique est une méthode pratiquée par le Président dans la conduite des affaires publiques. Il ne saurait se limiter cependant aux seules questions politico-politiciennes. Son objet est de construire des consensus entre différents acteurs pour opérer des changements et en maîtriser les effets induits. C'est dans ce cadre, d'ailleurs, qu'il faut inscrire la déclaration du Président de la République, lors de la campagne référendaire, sur sa volonté de concertation avec toutes les forces politiques et acteurs de la société civile sur les réformes constitutionnelles, notamment dans les modalités et processus de mise en œuvre.

La modernisation des partis politiques, le statut de l'opposition et de son chef, par exemple, constituent des chantiers qui nécessitent le dialogue fondé sur le double principe de l'expression des positions et de la légitimité du Président de la République à prendre la décision, en dernière instance. Si cette posture du Président relève de la circonstance, il est permis de dire qu'il y a une constance dans sa position de vaste rassemblement des forces vives irréductible aux échéances électorales. Une telle manière de voir la politique s'illustre, preuve du temps s'il en fallait, par la longévité de la coalition Benno Bokk Yaakaar au pouvoir depuis 2012 qui a montré très clairement que les lignes peuvent également bouger.

Quid de la question à l'entame de ce propos? Il est de notoriété publique que des bonnes volontés, au Sénégal comme à l'extérieur, œuvrent depuis longtemps pour atténuer la crispation dans les rapports entre les libéraux républicains et les libéraux, entre le Président Macky Sall et le Président Wade. La politique est loin d'être un champ fermé de monologues parallèles. Il n'en demeure pas moins nécessaire de rappeler qu'elle exige également la ferme réaffirmation des positions. De principe et de légitimité, de raison et de légalité. L'histoire fait le reste avec son lot de multiples possibilités, toujours selon l'axe des intérêts du peuple et du pays.

El Hadj Hamidou KASSE

 

Section: 
Promotion des séries scientifiques dans nos lycées, ma position sur la décision ministérielle
Guerre Pastef contre Kiiraay : alea jacta est
Merci, Inspecteur Oumar !
Financement de l’État sénégalais sur le marché régional*
DU “JOB AK THIOP” AU “MBURU AK SOOW” : Le grand roman politique d’Idrissa Seck
La visite avortée Macron au cœur des fractures du pouvoir sénégalais
Lecture croisée des mesures fiscales du PRES et des orientations fiscales du PLFR 2026, une rupture paradigmatique non assumée
Commissions d’enquête parlementaires : quelle rupture ?
Dakar, vitrine ou capharnaüm ?
DE L’OPACITÉ À LA REDDITION DES COMPTES : Le Parlement reprend l’initiative
DU PACTE RÉPUBLICAIN : Contribution au débat sur la recomposition politique et les enjeux institutionnels du Sénégal
Face au chaos, redéfinir les missions de nos Armées ?
LUTTE CONTRE LA FRAUDE À LA SENELEC : Une solution que la Senelec peut et doit mener
DAKAR EN DANGER : Où est l'AGEROUTE, où est l'État ?
L’OPPOSITION SÉNÉGALAISE INTERPELLÉE : “Construire une nouvelle majorité pour faire émerger le Sénégal du XXIe siècle”
ASSEMBLÉE NATIONALE : Les pratiques néfastes traduisent véritablement une législature de déception !
BAATU BËL BI - La Voix de l'Estuaire DES CADRES SANS CADRE 339 partis, des milliers de cadres. Et pas de cadre.
Immobilier au Sénégal en 2026
COALITION DES ORGANISATIONS EN SYNERGIE POUR LA DÉFENSE DE L’ÉDUCATION PUBLIQUE (COSYDEP) : Note de contribution (résumé)
DE LA PELOUSE À LA TERRE : Sadio Mané et le pari de la souveraineté agro-industrielle