Publié le 1 Feb 2013 - 15:33
ECONOMIE

Le déficit budgétaire maîtrisé et ramené à 6 %, selon Amadou Kane

 

Le Sénégal "a maîtrisé" son déficit budgétaire hérité de la gestion de l'ancien régime, et s'attèle désormais à "le réduire de façon significative", a soutenu le ministre de l'Economie et des Finances, Amadou Kane.

 

Si rien n'avait été fait, "la dérive budgétaire" dans laquelle s'était engagé le pays allait atteindre 8,2 % du produit intérieur brut, a indiqué Amadou Kane dans un entretien accordé à l'APS et au quotidien Le Soleil. A titre de comparaison, "la norme acceptable maximale" est de 4 %, a-t-il rappelé.

 

"Ces 8,2 % de déficit intolérable, nous nous étions engagés à les ramener à 6,4 % avec le FMI. C'étaient des débats qui étaient assez ardus. Notre objectif était de le ramener à 6,8 % pour qu'il nous laisse au moins le même taux que celui qui avait été fait l'année précédente. Nous sommes tombés d'accord pour qu'on baisse de 8,2 à 6,4 %", a-t-il expliqué.

 

Le ministre de l'Economie et des Finances a souligné que "c'est la raison pour laquelle il y avait beaucoup d'inquiétude, y compris des bailleurs de fonds qui voyaient bien cela et qui insistaient pour que l'on puisse réduire ce déficit".

 

D'après Amadou Kane, la situation dont a héritée le régime du président Macky Sall "était d’autant plus difficile qu'il fallait aussi assurer une trésorerie courante" et répondre à la demande sociale, liée notamment à la baisse des prix des denrées de première nécessité.

 

"Pourquoi je ne tenais pas à ce qu'on aille plus bas ? C'est parce que je souhaitais que la réduction des déficits ne se traduise pas en récession en étranglant trop l'économie", a-t-il expliqué, rappelant que "l'économie était atone" au premier trimestre 2012, la période qui a précédé la présidentielle et qui a été marquée par "un attentisme fort dans le pays".

 

"Et pour l'illustrer, le taux de croissance n'était que de 1,5 au premier trimestre 2012. Donc, les recettes n'étaient pas présentes de façon significatives. Il fallait donc réduire les dépenses. Donc, si vous réduisez les dépenses, vous étranglez votre économie, vous n'avez pas de croissance", a poursuivi Amadou Kane.

 

Selon lui, "il fallait donc que nous puissions arriver à un taux de réduction substantiel, qui ne nous creuse pas des déficits qui allaient se traduire par là encore une situation plus catastrophique. Il fallait donc réduire ce déficit tout en assurant une croissance".

 

"C'est ce que nous avons fini par convenir avec nos partenaires du FMI. C'est donc à partir de ces critères arrêtés en avril-mai avec eux qu'on peut juger aujourd'hui ce que nous avons fait", a-t-il souligné.

 

 

 

 

aps

Section: 
ACCÈS À L’EAU ET COOPÉRATION EN AFRIQUE : Cheikh Tidiane Dièye appelle à passer aux actes
Prix des matériaux de construction
SENEGAL AI SCALING HUB : L’IA au cœur des priorités
PROGRAMME GRENIER MAÏS EN 2026 : Il a été déployé dans 5 régions et a permis d'emblavé près de 3200 hectares
FINANCEMENT DE L’ÉLEVAGE : Le FONSTAB veut faire de Ndiaganiao un pôle de souveraineté alimentaire
THIÈS - CNRIA 2026 : Faire de l’IA et de la cybersécurité des leviers de souveraineté numérique
CÉRÉMONIE D’OUVERTURE FILDAK 2026 : Le livre au cœur de la mémoire africaine
BUDGET 2027 : Vers un nouveau champ de bataille
REPRODUCTION DU POULPE : Le ministère lance une vaste opération à Mbour
Industrialisation verte
SENEGAL DIGITAL FACTORY : Un nouveau pas vers la souveraineté technologique
Ageroute Sénégal- Gallo Bâ prend les commandes
5E EDITION DES JOURNEES DU MEDICAMENT : Les pharmaciens plaident pour la souveraineté pharmaceutique du Sénégal
SINDIA : Thiafoura et ses environs veulent bâtir un système alimentaire territorial durable
SIAQ-DAKAR 2026 : Le Sénégal mise sur l’aquaculture pour soutenir sa souveraineté alimentaire
JOURNÉE MONDIALE DES ENSEIGNANTS : Former et protéger les enseignants face aux mutations du métier
CODE PÉTROLIER La proposition des députés déclarée irrecevable
ACCÈS UNIVERSEL À L’ÉLECTRICITÉ : 998 milliards de FCFA d’engagements annoncés
DEPUIS SA CRÉATION EN 2021 : L’Onrac a recouvré plus de 50 milliards de francs CFA
COUPURES INTEMPESTIVES DE COURANT À KAOLACK : Le commerce et l’artisanat affectés