Publié le 12 Jan 2015 - 13:28
GESTION A SUCCES DE LA MALADIE A VIRUS EBOLA

Le ministre de la Santé livre ses secrets

 

Le Sénégal a su gérer la maladie à virus Ebola grâce à une bonne communication, une organisation rigoureuse et des moyens financiers disponibles, souligne le ministre de la Santé et de l’Action sociale. Awa Marie Seck était l’invitée vendredi dernier du diner-débat des  anciens élèves et auditeurs de l’ENA de France.

 

‘’Le Sénégal est-il menacé par les risques majeurs ?’’ C’est la question que se posent les anciens élèves et auditeurs de l’ENA de France à travers un diner-débat organisé vendredi dernier. Pour preuve, les anciens pensionnaires de l’école nationale d’administration de France citent l’épidémie à virus Ebola ou un seul cas a été jusque-là noté au Sénégal. Mais selon le ministre de la Santé et de l’Action sociale, qui a présidé le diner-débat, le Sénégal a su apporter la bonne riposte à ce risque majeur qu’est la maladie à virus Ebola. Dès que cette maladie s’est rapprochée, avec son apparition en Guinée, le ministère de la Santé a réactivé son comité de surveillance des épidémies.

Le point important de cette riposte contre Ebola est, selon Awa Marie Coll Seck, la communication autour de la maladie. Le Sénégal a bien communiqué et a toujours dit ‘’toute la vérité’’ sur toute cette affaire, dit-elle.

‘’La communication a été au plus haut niveau. On a eu une grande assiduité de sensibilisation de la presse sénégalaise qui a joué un rôle important’’, reconnaît le ministre de la Santé. Le deuxième volet de la riposte a été l’organisation. Face aux anciens pensionnaires de l’ENA, Awa Marie Coll Seck a révélé que l’organisation a beaucoup aidé dans la gestion du cas d’Ebola. ‘’Il fallait organiser, planifier. Nous avons eu à nous organiser avec un comité de crise. Il fallait réactualiser les choses à partir du moment où il y a un cas.

Les gouverneurs, les préfets, les sous-préfets ont joué un rôle déterminant. Cette multisectorialité a été très importante’’, renseigne le ministre de la Santé. A cela s’ajoute le volet financement avec l’appui des partenaires techniques et financiers. ‘’Quand on parle d’une riposte à un risque sanitaire, non seulement il y a la communication, mais il y a également l’organisation, mais aussi le financement. Le Sénégal a mis lui-même de l’argent pour mener à bien son travail’’, informe-t-elle.

Toutefois, malgré le fait que les autorités aient maîtrisé le seul cas qui a été noté, les populations ne doivent pas dormir sur leurs lauriers. Le Sénégal, poursuit Awa Marie Coll Seck, n’est toujours pas à l’abri et les populations doivent être toujours vigilantes. Le risque est toujours là, renchérit pour sa part  le président de SOS consommateurs.

De l’avis de Me Massokhna Kane, ‘’ce serait grave d’envisager la réouverture des frontières parce que tout simplement le président guinéen est venu au Sénégal mangé du ‘’ceebu jën’’ (riz au poisson) avec le président sénégalais’’. Mais pour le ministre,  ‘’quand on parle de risque sanitaire, il ne faut pas parler simplement de santé, mais également de l’impact de cette épidémie sur l’économie d’un pays’’. La preuve : ‘’Le Sénégal n’a eu qu’un seul cas, mais à cause de toute la publicité internationale, 50% des réservations hôtelières  ont été annulées’’,  a conclu Awa Marie Coll Seck.

ALIOU NGAMBY NDIAYE

 

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