Publié le 7 Feb 2021 - 13:06
INONDATIONS - MARIGOT DE MBAO - PROGEP 2

Mbao exige un aménagement avant toute évacuation des eaux pluviales

 

A la place d’un dragage du marigot, le gouvernement prévoit le pompage des eaux. Face à ce choix qui risque de déplacer le problème des inondations d’une zone à une autre, la Plateforme pour le développement durable de Mbao et la commune de Mbao ont, dans un communiqué conjoint, fait part de leurs inquiétudes.

 

La jeunesse de Mbao n’approuve pas la démarche du gouvernement quant à l’aménagement du marigot de Mbao. L’urgence, selon ses membres, réside dans le dragage et le profilage du marigot. Or, les autorités optent plutôt pour le pompage, un exercice qui n’est pas sans conséquence. ‘’Notre urgence n’est pas, pour le moment, celle affichée par le gouvernement du Sénégal, à savoir le pompage à outrance avec tous les risques d’inondation des quartiers riverains, d’accélération de l’érosion côtière, de débordement du marigot de son lit et de disparition du patrimoine immatériel de Mbao constitué des quartiers traditionnels de Grand-Mbao et Petit-Mbao. Nous n’oublions pas les dommages déjà subis par les pêcheurs à cause des brèches provoquées ces derniers hivernages’’, détaille la Plateforme pour le développement durable de Mbao. 

Si, à ce jour, toutes les études réalisées montrent que le marigot de Mbao constitue la seule voie de sortie pour résoudre le problème des inondations dans la banlieue, Mbao exige un aménagement avant toute évacuation des eaux provenant de Keur Massar. L’objectif premier, c’est d’obtenir un marigot ‘’réhabilité, navigable, salubre et facteur de développement’’.  A l’image d’un hôpital fonctionnel, la plateforme estime que le marigot de Mbao doit être au point, avant toute évacuation de blessés ou de malades. ‘’Nous tenons, poursuit-elle, à attirer l’attention des autorités sur notre vision quant à l’aménagement de ce marigot qui dépasse la simple réalisation d’un ouvrage de régulation sur le front de mer et drainer les eaux du continent vers l’océan. Ainsi, nous interpelons le ministre des Collectivités territoriales sur le projet qui ne saurait être un plan d’eau polluée par les effluents domestiques et industriels. C’est pourquoi nous exigeons une implication réelle de nos organisations et une valorisation du savoir endogène propre aux populations et portant sur l’histoire de ce seul et unique marigot de Mbao’’. 

Par ailleurs, l’Agence de développement municipal (ADM) promet de prendre en compte les préoccupations de Mbao seulement en 2022. Un autre fait qui ne rassure pas ses populations, même si elles se disent très préoccupées par ce que traversent les riverains des zones inondées. L’Etat veut juste se débarrasser des inondations de Keur Massar.

D’un autre côté, la forêt de Mbao continue de perdre en superficie. ‘’La visite du ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des territoires du 1er février 2021, nous a permis de constater le déboisement de plusieurs hectares de la forêt classée de Mbao pour l’aménagement de trois bassins devant recueillir les eaux drainées depuis Keur Massar. Nous nous interrogeons sur cette quelconque intention de remplacer tous ces arbres coupés du fait d’un manque d’implication des populations mbaoises et d’une pratique déconcertante du fait accompli’’.

Ce projet de pompage du marigot s’inscrit dans la phase 2 du Projet de gestion des eaux pluviales (Progep 2) de l’ADM et devrait démarrer d’ici mai 2021.

EMMANUELLA MARAME FAYE

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