Publié le 9 Feb 2016 - 23:53

La transformation du riz dans la Vallée du fleuve Sénégal

 

Suite à la contribution du Ministre d’Etat, Monsieur Robert SAGNA, relative au Programme National d’Autosuffisance en riz (PNAR), paru dans le journal le quotidien et repris par le site seneweb le 03 février 2016, j’aimerais apporter des précisions sur la capacité actuelle de transformation du riz.

Dans la Vallée du fleuve Sénégal, Il existe 2 types d’unités de transformation du riz en l’occurrence, les rizeries et  les décortiqueuses villageoises.

Pour ce qui concerne les rizeries fonctionnelles, au nombre de 34 à ce jour, il importe de noter que celles-ci ont une capacité annuelle de transformation du paddy en riz blanc de qualité de 419 162 tonnes.  

Aussi, il est utile de rappeler que dans le cadre de la mise en œuvre du PRACAS, un certain nombre de privés ont commencé à s’installer dans le segment de la transformation du riz par la construction de nouvelles rizeries. A titre d’exemple, on peut citer la nouvelle rizerie de la Compagnie Agricole de Saint-Louis (CASL) avec une capacité annuelle de 100 000 tonnes en plus des 4 autres unités d’une capacité totale de 170 000 tonnes qui seront opérationnelles en fin 2016.

Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre du  Programme indien et du Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC), il est prévu la construction de nouvelles unités de transformation pour améliorer la capacité de transformation du riz dans la Vallée. 

Tout ceci vient conforter les propos du  Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural, Dr Pape Abdoulaye SECK et la dynamique de renforcement de la capacité de transformation du paddy qui est de mise au niveau de la Vallée depuis quelques années.

 Par ailleurs, il existe au niveau de la Vallée, 458 décortiqueuses  fonctionnelles avec une capacité annuelle de plus de 2000 tonnes par unité de transformation. Ces décortiqueuses font aujourd’hui, l’objet d’un programme d’amélioration de leurs équipements avec l’appui, notamment de la CNCAS et de la Coopération japonaise pour renforcer la capacité annuelle de transformation du paddy en riz blanc de qualité.

Au vu de ce qui précède, Monsieur le Ministre d’Etat devrait être rassuré, quant aux perspectives de développement de la riziculture dans le court terme au niveau de la Vallée du fleuve Sénégal.

SAMBA KANTE

Directeur Général de la  SAED

Section: 
ENJEUX DE LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION DANS UN CONTEXTE DE SCISSION AU SEIN DE PASTEF-LES PATRIOTES : Wërwërloo beek wiiri wiiri bi, du ko teree jaari ndaari !
SONKO / DIOMAYE : La rupture définitivement consommée
SÉNÉGAL : Le grand théâtre de la fidélité sélective
KIIRAY, OU L’EXIGENCE DE REFAIRE LA RÉPUBLIQUE : Quand un parti politique choisit de placer la Nation au-dessus de lui-même
Touba à l’aune du territoire mouride
Pour Maguèye Kassé
Sa fitna et nous
HOMMAGE À IDRISSA FALL : Ce discret monument du journalisme africain et mondial
LUCIANO GENOVESIO : La peinture comme acte de souveraineté
*Où sont ceux qui disaient « France dégage ! » ?*
L'afrique mérite mieux que la dispersion de ses voix
LA QUERELLE DE PATRIOTISME OU L’ÉCHEC D’UN MANDAT : Tous responsables !
L’EAU QUI COULE SOUS NOS CLIMATISEURS : Une ressource sénégalaise gaspillée
Les quatre paris politiques risqués du Président Diomaye Faye
EXODE RURAL ET MIGRATION IRRÉGULIÈRE : Le délégué de quartier au cœur des mobilités territoriales
LE JOUR DU DÉPASSEMENT : Comment l’humanité vit à découvert à partir du (ndlr) 22 juillet ?
JOUER POUR RAYONNER : Ce que le sport pourrait faire pour une marque-pays
DAKAR, OU LA PIÈCE MANQUANTE : Macky Sall, le parrainage national et l’arithmétique de New York
FÉDÉRATION SÉNÉGALAISE DE FOOTBALL (FSF) : La caste inamovible qui asphyxie les Lions doit tomber
Quand le rapport Forvis Mazars révèle un risque systémique... et ouvre paradoxalement un nouvel espoir institutionnel