Publié le 18 Oct 2013 - 13:06
LENDEMAIN DE TABASKI :

Dakar ne travaille pas

 

Même sil nest pas déclaré jour férié, le lendemain de Tabaski semble tout comme. Pour preuve, au centre-ville de Dakar, agents des administrations, des sociétés, commerçants, entres autres, nont pas repris le travail, hier.

 

Dans plusieurs rues et avenues de Dakar, seuls des vigiles et des véhicules ont meublé le décor, hier. La circulation est plus que fluide, comme si on était...dimanche. Les piétons ne se disputent point la chaussée avec les automobiles. En cette journée du jeudi 17 octobre, plusieurs commerces avaient continué à baisser rideau. C’était le cas pour de nombreux établissements situés à quelques pas du Building administratif. Et même là aussi, ce n’était pas le décor habituel. Au parking de ce siège du gouvernement réservé aux fonctionnaires, les véhicules pouvaient se compter au bout des doigts.

Ambiance de cimetière...

A l’entrée, trois gendarmes auxiliaires se permettaient même de deviser, puisqu’il n’y avait point de file devant leur poste. Un agent du ministère de l’Agriculture pense qu'il n'y a pas de quoi fouetter un chat. ‘’Vous n’avez pas besoin d’entrer à l’intérieur pour savoir qu’il n’y a presque personne. Beaucoup d’agents sont permissionnaires, surtout ceux qui passent la Tabaski dans les régions’’, nous a-t-il indiqué. La même réponse a été servie par un gendarme trouvé au ministère de l’Économie et des Finances. Dans un premier temps, le pandore a assuré que tous les travailleurs étaient à leurs postes, avant d’être trahi par ses propos. ‘’Regardez la rue, elle vous suffit comme réponse’’, a-t-il ironisé. En fait, grouillant de monde d’habitude et baignant dans un brouhaha indescriptible, les alentours du ministère étaient totalement déserts, vidés de leurs nombreux véhicules et autres vendeurs et passants.

Mais  l'ambiance est encore beaucoup plus calme au Building administratif où les ascenseurs sont au repos. On peut facilement monter du rez-de-chaussée au 9ème étage sans être dérangé au niveau des étages intermédiaires. Au premier étage, nous avons pu vérifier que la grande majorité des bureaux étaient fermés à clef. Au ministère des Sports, le secrétariat fonctionne de même que le cabinet, mais beaucoup de responsables sont absents. Le même spectacle est observé jusqu'au 9ème étage où nous nous sommes rendus, avec une facilité déconcertante... Signe que les fonctionnaires ne sont pas venus au travail, il n y a aucun télescopage à 16 heures, moment de la descente, au niveau de la sortie-véhicules.

Le secteur privé aussi...

Ce n'est pas seulement l'administration qui est concernée. Le secteur privé a aussi tourné au ralenti. A l’agence UBA République, le personnel a répondu présent, mais semblait se tourner les pouces. Parce que, a renseigné un caissier, ‘’la clientèle se fait désirer’’. Itou dans d’autres banques situées à la place de l’Indépendance, mais également à l’agence Sonatel République où aucun des sièges réservés aux clients n’était occupé. La seule femme trouvée à l’accueil a renseigné que le service fonctionnait, mais bon nombre de ses collègues étaient permissionnaires.

Au siège de La Poste, c’était également le calme plat, à cause de l’absence de plusieurs travailleurs. ‘’J’ignore les raisons de leur absence, mais aujourd’hui, il n’ y a presque personne’’, a confié un agent. Ce constat a poussé le commerçant Modou Gningue, établi à Sandaga, à inviter le gouvernement à décréter férié le lendemain de fête de Tabaski. Étant entendu que lors de ‘’la Tabaski, beaucoup de personnes passent la fête dans les régions et même s’ils veulent rentrer, ce n’est pas possible pour les habitants du Fouta, de la Casamance et d’autres contrées lointaines’’. Outre les difficultés liées au transport, le commerçant a invoqué certaines croyances qui font qu’il est interdit de voyager certains jours. Un vigile, trouvé devant une agence sise à la place de l’Indépendance, considère lui qu'''il y a beaucoup de travailleurs qui demandent la permission pour passer la fête dans les régions, or ils ne dépassent même pas Diamniadio’’. C’est l’astuce trouvée par ce jeune employé d’une banque habitant Dakar-Plateau avec sa famille. Il a demandé la permission pour aller à Kaolack. ‘’Ce n’est pas pour sécher le travail, c’est pour me reposer. Car, le lendemain de fête, je suis fatigué à cause du dépeçage du mouton’’, a-t-il tenté de justifier.

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