Publié le 11 Feb 2015 - 07:13
LIBRE PAROLE

Camarades Républicains, soyons et restons... Macky !

 

A la lumière du caractère séditieux qui marque incontestablement l'attitude provocatrice de Monsieur le président Abdoulaye WADE à l'encontre du régime en place incarné par Son Excellence, Macky SALL, le chef de l'Etat, il y a de quoi s'interroger aujourd'hui encore plus qu'hier sur la pertinence et la solidité des règles du jeu démocratique tel que pratiqué sous les tropiques.

Au nom de la liberté et d'une tradition politique à laquelle il a apporté une part importante dans son façonnement, l'ex-président se donne présentement tous les droits pour défier l'autorité étatique et jeter les bases d'un affrontement de plus en plus inéluctable entre le pouvoir et une certaine Opposition dont le sombre dessein est l'embrasement de l'espace politique et social. Avec comme conséquence ultime attendue, le départ précipité et peu honorable du président de la République, Macky SALL, de la tête du pays.

Tout, dans les actes publics du père de M. Karim WADE, renvoie nos esprits à ce scénario macabre, mère d'une instabilité dévastatrice et de toutes les incertitudes régressives. Son raisonnement est simple : après moi, c'est le déluge !

Heureusement que les Sénégalais, dans leur écrasante majorité, sont atteints d'une maturité politique certaine qu'il est difficile pour les marchands d'illusions qui excellent dans la surenchère, de faire prospérer la stratégie de la terre brûlée. Les mentalités ont changé. Profondément ! La perception qu'ils auront en tête à l'heure du choix, du mode de gouvernance du président Macky SALL, va être déterminante.

Or, en termes d'atouts comparatifs, l'actuel chef de l'Etat a de quoi être fier. Toutes proportions gardées. En trois années de magistère, il a fait montre de ses capacités managériales essentiellement soutenues par un esprit républicain et sa volonté herculéenne de repousser de très loin les limites des disparités sociales à travers des politiques publiques audacieuses.

Les moteurs de l'émergence économique et sociale sont allumés et ce ne sont pas les agissements désespérants aux relents de baroud d'honneur d'un vieux briscard (si stratège, si subversif soit - il) qui vont gripper la machine du PSE suffisamment prometteur. A l'aide d'Allah-Le-Tout-Puissant, le président Macky SALL va honorer sa part de responsabilité sur le long chemin devant conduire au Sénégal de nos rêves : Plus de justice sociale, plus de paix, plus de libertés collectives et individuelles et plus d'équité dans la répartition des richesses nationales.

A l'image de notre leader de président de la République, refusons de plonger nos mains dans les caniveaux. Soyons et restons... Macky ! L’ancien chef de l’Etat Abdoulaye WADE ne mérite pas qu'on le traite d'une certaine manière.

Autant nous sommes irrités par le comportement du président Wade (même si ça peut se comprendre) autant nous avons l'obligation de faire preuve de finesse et d'élégance républicaine pour contenir tous les mécontentements. On n'efface pas la souillure avec de l'urine. Abdoulaye Wade a toujours été Abdoulaye Wade, au pouvoir comme dans l'Opposition.

Son âge et son parcours historique lui confèrent cependant le droit inaliénable au respect. Certaines expressions employées à son encontre ne cadrent pas avec nos valeurs culturelles. Même s'il lui arrive de plus en plus de se fâcher avec les lois de la République.

Laissons-le exceller dans ses manœuvres intimidantes aux allures de bluff et poursuivons le travail titanesque entrepris depuis plus de deux années. Le peuple jugera en 2017 comme il en a été ainsi un certain 25 mars 2012.  Au grand bonheur de ceux qui parlent en démocrates et agissent en démocrates. C'est alors seulement de cette façon sage que nous pouvons donner un sens à notre... sénégalité tant chantée!

Ibrahima NDOYE
Conseiller spécial du président de la République

 

Section: 
ENJEUX DE LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION DANS UN CONTEXTE DE SCISSION AU SEIN DE PASTEF-LES PATRIOTES : Wërwërloo beek wiiri wiiri bi, du ko teree jaari ndaari !
SONKO / DIOMAYE : La rupture définitivement consommée
SÉNÉGAL : Le grand théâtre de la fidélité sélective
KIIRAY, OU L’EXIGENCE DE REFAIRE LA RÉPUBLIQUE : Quand un parti politique choisit de placer la Nation au-dessus de lui-même
Touba à l’aune du territoire mouride
Pour Maguèye Kassé
Sa fitna et nous
HOMMAGE À IDRISSA FALL : Ce discret monument du journalisme africain et mondial
LUCIANO GENOVESIO : La peinture comme acte de souveraineté
*Où sont ceux qui disaient « France dégage ! » ?*
L'afrique mérite mieux que la dispersion de ses voix
LA QUERELLE DE PATRIOTISME OU L’ÉCHEC D’UN MANDAT : Tous responsables !
L’EAU QUI COULE SOUS NOS CLIMATISEURS : Une ressource sénégalaise gaspillée
Les quatre paris politiques risqués du Président Diomaye Faye
EXODE RURAL ET MIGRATION IRRÉGULIÈRE : Le délégué de quartier au cœur des mobilités territoriales
LE JOUR DU DÉPASSEMENT : Comment l’humanité vit à découvert à partir du (ndlr) 22 juillet ?
JOUER POUR RAYONNER : Ce que le sport pourrait faire pour une marque-pays
DAKAR, OU LA PIÈCE MANQUANTE : Macky Sall, le parrainage national et l’arithmétique de New York
FÉDÉRATION SÉNÉGALAISE DE FOOTBALL (FSF) : La caste inamovible qui asphyxie les Lions doit tomber
Quand le rapport Forvis Mazars révèle un risque systémique... et ouvre paradoxalement un nouvel espoir institutionnel