Publié le 28 Mar 2015 - 08:02
LIBRE PAROLE

La perte des valeurs fondatrices de solidarité du mouridisme.

 

Le cercle des soufis  regrette le spectacle désolant  de la politique auquel, se donnent nos frères marabouts, qui ne se rechignent pas d’être des marionnettes   à la solde de politiciens  véreux et sans scrupule.  Une  déplorable posture qui ravale ces marabouts   -censés  assurer la relève de la  diffusion de l’instruction religieuse -  à des pantins abjects de contingence politicienne qui infeste la république.

Le cercle salue le  « ndigel » qui recommande aux jeunes marabouts qui pérorent à travers la presse, de retourner  aux sources. Il leur administre  notamment, de retourner dans les daaras et à la terres, pour maîtriser le Coran et s’occuper  de  l’agriculture intensive, source de vie et d’autonomie alimentaire. Le cercle  déplore dans le même temps, le manque de mesures politiques incitatives  des autorités religieuses.

Considérant  que  sans la création d’une  « coopérative  agricole religieuse »  qui va propulser une sainte émulation agricole, par le biais d’une supervision nette et équitable de la distribution  des terres aux familles mourides, aucun ordre, ni injonction d’autorité, ne pourra  faire recette.

Le cercle invite la communauté rurale de TOUBA, à plus de transparence dans sa gestion des marchés publics. Car, toutes proportions gardées, celle-ci,  ne saurait être un «  singleton institutionnel », qui s’assoie sur les aspirations  de la population, pour organiser des agapes dans un cercle restreint de copains, au détriment de la grande majorité. Alors que nous sommes dans  l’ère  de la décentralisation pour l’émergence économique des collectivités locales.

Le cercle   se désole de contester,  une réelle transformation de l’ethos dans l’univers  maraboutique de toutes les confréries  au Sénégal

Maintenant, cet ethos  de socialité, de sens du travail, de  serviabilité et de résilience morale, battu sur le socle de la « tradition et de l’autorité » s’effondre  au grand jour,  pour se métamorphoser  en une contingence de dérèglement social, dans laquelle règne en maitre,   toutes sortes  de désordre, d’anarchie, de commérage    et de démarche faussaire.

Serigne fallou Dieng  cercle des intellectuels soufis

 

Section: 
JOJ DAKAR 2026 : Le Sénégal au rendez-vous de l’histoire, l’Afrique au cœur de l’olympisme !
DISSOLUTION INÉVITABLE : Élire en 2027 l’Assemblée de 2029
Appel patriotique et républicain à l’expertise et à la contribution de la diaspora sénégalaise
TRIPTYQUE SUR L’EAU AU SÉNÉGAL · VOLET 3/3 · COMMENT – : Quelques mesures pour passer de la gestion des inondations à la résilience hydrologique
Promotion des séries scientifiques dans nos lycées, ma position sur la décision ministérielle
Guerre Pastef contre Kiiraay : alea jacta est
Merci, Inspecteur Oumar !
Financement de l’État sénégalais sur le marché régional*
DU “JOB AK THIOP” AU “MBURU AK SOOW” : Le grand roman politique d’Idrissa Seck
La visite avortée Macron au cœur des fractures du pouvoir sénégalais
Lecture croisée des mesures fiscales du PRES et des orientations fiscales du PLFR 2026, une rupture paradigmatique non assumée
Commissions d’enquête parlementaires : quelle rupture ?
Dakar, vitrine ou capharnaüm ?
DE L’OPACITÉ À LA REDDITION DES COMPTES : Le Parlement reprend l’initiative
DU PACTE RÉPUBLICAIN : Contribution au débat sur la recomposition politique et les enjeux institutionnels du Sénégal
Face au chaos, redéfinir les missions de nos Armées ?
LUTTE CONTRE LA FRAUDE À LA SENELEC : Une solution que la Senelec peut et doit mener
DAKAR EN DANGER : Où est l'AGEROUTE, où est l'État ?
L’OPPOSITION SÉNÉGALAISE INTERPELLÉE : “Construire une nouvelle majorité pour faire émerger le Sénégal du XXIe siècle”
ASSEMBLÉE NATIONALE : Les pratiques néfastes traduisent véritablement une législature de déception !