Publié le 2 May 2024 - 10:36
Massacres routiers au Sénégal

Ignorance délibérée des gouvernements successifs sur le système Meurtrier des permis de conduire et du contrôle technique

 

Au Sénégal, les accidents routiers ne sont pas seulement des tragédies isolées, mais une série interminable de drames. Chaque fois, les médias s'enflamment, l'indignation gronde, avec des gouvernements successifs qui n'ont fait jusqu'ici que valider un système meurtrier, où obtenir un permis de conduire, passer la visite technique de son véhicule équivaut à obtenir un permis de tuer. Il suffit de payer le montant réclamé et tu as ce que tu veux !

Dans notre pays, le permis s'achète, et tu fais ton apprentissage à posteriori. Nul besoin d'être choqué, si tu es un habitué des transports en commun, tu as dû croiser un bonhomme pour qui c'était le baptême de feu.

Les examens de conduite sont réduits à des formalités sans réelle valeur, un rangement en bataille ou créneau qui ne dure pas plus d'une minute, que d'ailleurs 99% des candidats peine à effectuer, alors que dans d'autres pays, ils sont pris au sérieux et sont complets, avec une conduite sur la route d'une durée minimale de 30 minutes évaluant chaque aspect crucial de la conduite responsable tel que la maîtrise technique du véhicule et la bonne connaissance du code de sécurité routière.

Quant au contrôle technique des véhicules dans notre pays, il est tout simplement défaillant. Des milliers de véhicules dangereux envahissent nos routes chaque jour, mettant en péril des milliers de vies innocentes. La visite technique des véhicules est une immense passoire. Cette situation inacceptable persiste et perdure et demeure malheureusement maintenue malgré plusieurs reportages de médias locaux et internationaux.

Il est important de ne plus faire semblant de résoudre ce problème. Il faut faire face à ce lobby criminel qui profite de ce système, bien organisé à travers les differents bureaux régionaux des transports routiers et protégé par une législation bancale. C'est le moment de faire le ménage et de mettre en place une législation adéquate et sérieuse.

Des examens de conduite rigoureux doivent être rapidement mis en place, évaluant réellement les compétences des conducteurs avec une élimination systématique des chauffards en les renvoyant aux auto-écoles. De même, le contrôle technique des véhicules doit être strictement appliqué, spécialement les véhicules lourds et de transport en commun, excluant tout véhicule non conforme de nos routes jusqu'à réparation complète des défaillances comme cela se fait dans d'autres pays.

 

Alioune Camara

Expert en communication 

Ancien évaluateur à la Société d'Assurance Automobile du Québec

Section: 
BAMAKO AU BORD DE LA PARALYSIE : BLOCUS, PÉNURIES ET GUERRE ÉNERGÉTIQUE. Le sabotage de Manantali : un tournant dangereux dans la crise malienne
LE CHEMIN DE L’ESPOIR : Pour une relation Sénégal-France apaisée, souveraine et équilibrée
TURBO-RÉVOLUTION FINANCIÈRE AU SÉNÉGAL Entre orthodoxie du FMI, défi de la dette et explosion des alternatives endogènes
LE DESTIN DU PRÉSIDENT DIOMAYE : Entre démission et cohabitation forcée
LETTRE OUVERTE : À Son Excellence le Président de la République,
PROPOSITIONS DE RÉFORME-DIVORCE : Mettez juste un trait d’union
Saisine du conseil constitutionnel et dispersion de la classe politique
Commentaires sur l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution
LA RUE COMME MUSÉE : Pour une esthétique populaire de la ville africaine
Hommage à Mame Less Camara (3 ans déjà....)
YAKAAR-TERANGA : Les véritables pertes de l’État du Sénégal et les conséquences dévastatrices
YAKAAR-TERANGA : Les deux raisons du départ de kosmos
MÉMOIRE - TROIS ANS DÉJÀ : Malick Ndiaye, le veilleur de l’éthique Ceddo
REVALORISATION DE LA FORMATION DES JOURNALISTES DANS LE CADRE DU FADP ET RÔLE PIONNIER DU CESTI : Le pari de la qualité
DU TEXTE AU GESTE : L’ordre de préséance et la valorisation des élus à la lumière du décret n°99 252 du 19 mars 1999
AU SENEGAL, LES PAUVRES PAIENT PLUS POUR SE SOIGNER : Le paradoxe de notre système de santé
DE LA SUPRÉMATIE PRÉSIDENTIELLE : Entre conflits et primauté
Analyse de la décision n° 2/C/2026 du Conseil Constitutionnel
De grâce ne nous faites pas ça !
SONKO MOY DIOMAYE - DIOMAYE MOY SONKO : C’est le difficile qui est le chemin