Publié le 4 Feb 2022 - 14:23
POUR INJURES PUBLIQUES

Le patron d’Africom, Mamadou Ibra Kane, comparaît à la barre 

 

Traduit en justice par Birahim Diakhité, le patron d’Africom, Mamadou Ibra Kane, a contesté le fait d’injures publiques qui lui est reproché. Jugé à la barre du tribunal correctionnel de Dakar hier, en l’absence de la partie civile, le prévenu reconnaît qu’il a eu à s’entretenir avec celle-ci dans son bureau. A l’en croire, ils devaient discuter de la diminution des salaires, car leur structure n’ayant pas échappé aux foudres de la pandémie du coronavirus.

Mais, dit-il, la conversation a vite dégénéré, car Birahim a commencé à lui désobéir. ‘’Notre collaboration a duré 10 ans. Je ne lui ai jamais manqué de respect. Et je ne lui dois aucun sou. Cette histoire a été inventée de toutes pièces’’, s’est défendu le comparant.

S’agissant de l’enregistrement versé dans le dossier, Mamadou Ibra Kane le conteste et lance : ‘’C’est une affabulation. L’enregistrement est proche de ma voix, mais c'est un montage. Je reconnais que j'étais hors de moi, mais lorsque je suis en colère, j'utilise un juron, «Fils de pute», mais je ne me rappelle pas le lui avoir dit.’’ Quid du témoignage du gardien ? A l’en croire, ce dernier a tenu un faux témoignage, car il a été relevé de ses fonctions.

En effet, celui-ci, répondant au nom d’Ibrahima, avait corroboré les dires du plaignant, en ce qui concerne les injures. D’après lui, alors qu’il faisait sortir Birahim du bureau, il a entendu le patron le traiter de ‘’fils de pute’’.

Malgré ses dénégations, Me Ousmane Thiam, l’avocat de la partie civile, reste convaincu que le prévenu a tort. ‘’Nous avons dépassé le temps où le patron est considéré comme Dieu. Après les faits, il a envoyé un mail pour que le vigile soit relevé de ses fonctions. C’est parce que celui-ci a témoigné contre lui’’, a plaidé la robe noire pour qui son client a été victime de racisme et d’injures. Pour le désintéresser, il a réclamé la somme de 10 millions de francs CFA au prévenu. 

A la suite  du représentant du ministère public qui a requis l’application de la loi, l’avocat de la défense a tenu à préciser que le vigile a été renvoyé pour complaisance dans les pointages. En outre, l’avocat a demandé une application bienveillante de la loi pour son client. 

Le verdict sera rendu le 17 mars 2022.

MAGUETTE NDAO 

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