Publié le 8 Mar 2016 - 16:06
RÉPERCUSSION DE LA BAISSE DU CARBURANT SUR LE PRIX DU TRANSPORT

Pourquoi ça coince

 

Une baisse sur le prix du transport public tarde à voir le jour malgré trois réductions successives, en moins de deux ans, sur les prix du carburant. Les usagers de la route attendent toujours que ces baisses puissent avoir une répercussion directe sur le ticket du transport. Ce qui semble se dessiner, car la Direction des Transports terrestres est en train de faire les simulations pour une application de cette baisse sur le tarif du transport. Mais, rien n’est encore officiel.

 

A quand une nouvelle baisse sur le prix du transport ? Les usagers de la route se posent cette question depuis la troisième réduction sur le prix du carburant en moins de deux ans. Mais, ils n’ont toujours pas une réponse concrète de la part des autorités en charge du secteur. Le 16 février dernier, une autre diminution a été notée sur le prix du litre du carburant. Sur le marché, le gasoil est vendu aujourd’hui à 595 F CFA. Cela avait poussé les plus sceptiques à croire qu’il y aurait une répercussion directe sur le ticket du transport. Néanmoins, les choses tardent à se concrétiser. Pourtant, le président de l’Association nationale des consommateurs du Sénégal (Ascosen) a toujours bon espoir. Momar Ndao reste optimiste que cette fois-ci est la bonne pour que les usagers des transports publics puissent partager les fruits de la réduction avec les transporteurs.

D’ailleurs, le président de l’Ascosen informe que les autorités (ministère des transports) sont en train de faire les simulations pour une possible répercussion de la baisse du carburant sur la grille tarifaire des transports. Toutefois, M. Ndao reconnaît que ‘’le travail est un peu lent’’. ‘’Nous déplorons cela et nous demandons au gouvernement d’accélérer les simulations pour qu’on puisse, très rapidement, tenir la réunion technique et évaluer la baisse’’, ajoute-t-il.

Cette réunion que demande le président de l’Ascosen va se tenir bientôt. C’est ce qu’informe le chef du suivi des programmes et de la planification de la Direction des transports terrestres. Selon Modou Kane Diaw, le comité de suivi des tarifs s’est déjà réuni à deux reprises. D’ici la semaine prochaine, poursuit-il, va se tenir une troisième réunion pour ‘’harmoniser les positions et s’ouvrir’’ aux associations de consommateurs, aux syndicats de transporteurs. Cela ne pourra se faire, explique M. Diaw, qu’après le travail de simulation que ses services sont en train de dérouler. Toutefois, il ne peut pas assurer avec certitude que les propositions qu’ils vont déposer sur la table des autorités vont aboutir forcément à une baisse sur le prix du transport.

En outre, une source contactée par EnQuête renseigne que la première raison de blocage sur une nouvelle baisse sur le prix du transport est la tarification officielle qui a été prise par les autorités d’alors en 2009. L’autre barrière sur laquelle butent les autorités, ajoute notre interlocuteur, est le refus de certains syndicats de transport. Ces derniers, dit-il, sont contre toute baisse sur le prix du transport car le dernier décret qui a fixé les tarifs actuels est de 2009. À cette date, le litre de gasoil coûtait 545 F CFA. Aujourd’hui, il est vendu à 595 F. Un prix encore loin des 545 F CFA de 2009.

‘’C’est l’Etat qui fixe les tarifs’’

Pour rappel, le Syndicat des travailleurs des transports routiers du Sénégal (Sttrs) était favorable à une répercussion de la baisse du prix du carburant sur le tarif du transport. Dans le journal EnQuête du 18 février dernier, Gora Khouma indiquait qu’il était prêt à partager les fruits de cette baisse avec les transporteurs. Sur ce point, Modou Kane Diaw se veut formel : ‘’Ce n’est pas les syndicats qui fixent les tarifs mais plutôt le gouvernement’’. ‘’Il y a une loi qui dit que c’est l’Etat du Sénégal qui fixe les tarifs, seulement qu’on a une approche participative.

On fait les simulations, on convoque les transporteurs, les consommateurs et on en discute. Les tarifs sont fixés d’autorité par l’Etat du Sénégal par décret du président de la République’’, précise-t-il. Ce qui veut dire que la dernière décision revient au chef de l’État. Après le travail de simulation, suivi de la rencontre qui va regrouper les différents acteurs qui gravitent autour du secteur, les conclusions seront déposées sur la table de la plus haute autorité du pays. Ce dernier, par décret, peut valider les propositions. ‘’Après la réunion, on ne peut pas dire qu’on va baisser ou on va augmenter. On va transmettre nos propositions aux autorités’’, conclut M. Diaw. En attendant, les consommateurs croisent les doigts.

ALIOU NGAMBY NDIAYE

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