Publié le 28 Nov 2012 - 05:02
RELANCE DE L’AGRICULTURE AFRICAINE

L'Etat en avocat de l'agrobusiness

 

A l'ouverture hier du Forum international et panafricain consacré à l’agrobusiness, le ministre de l'Agriculture et de l'Equipement rural a défendu cette forme agricole de plus en plus décriée par une bonne partie du monde paysan et par les organisations de la société civile.

 

Selon Abdoulaye Baldé, “le rôle de l’agrobusiness n’est pas de s’accaparer des terres des petits producteurs, mais plutôt de compléter le système déjà existant”. En outre, a-t-il ajouté, “il n’y a pas de concurrence ni sur les terres ni sur les ressources” entre tenants des exploitations familiales et promoteurs de cette agriculture souvent intensive et commerçante. Il a rappelé ainsi l’engagement de l’Etat à protéger l’intérêt de tous les producteurs.

 

Selon M. Baldé, “l’agrobusiness ouvre de nouvelles opportunités par rapport à l’exploitation agricole familiale”. Ces opportunités ont pour intérêt “d’attirer des investissements nouveaux, d’améliorer la technologie et de booster les productions en distribuant des revenus et en créant davantage des emplois”. Face aux fragilités du secteur agricole induites par une crise multiforme, le ministre a appelé l’ensemble du système des Nations-Unies à placer l’agriculture au centre de l’agenda des politiques internationales. Et selon Moussa Seck, président de PanAAc, “la situation est d’autant plus préoccupante qu’en 50 ans, l’humanité doit produire le double de ce qu’elle a produit en 5 000 ans, soit 7 milliards de tonnes de production alimentaire”.

 

Ce Forum, co-organisé par le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) et le Consortium panafricain de l’agrobusiness et l’agro-industrie (PanAAC), en collaboration avec la FAO, réunit secteurs privé et public, partenaires techniques et financiers, banques, producteurs agricoles, commerçants et fournisseurs d’intrants et des quatre continents autour du thème : “Partenariat, investissement et la technologie pour relancer l’agriculture africaine.”

 

ASSANE MBAYE

 

 

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