Publié le 16 Oct 2013 - 01:29
TRANSFERE DANS UNE PRISON EN GRANDE BRETAGNE

Charles Taylor craint d’être attaqué par ses co-détenus 

 

 

Transféré dans une prison en Grande Bretagne, Charles Taylor, condamné à 50 ans de prison pour crimes contre l’humanité, par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), aurait préféré purger sa peine au Rwanda plutôt qu’en Grande Bretagne, où il craint d’être attaqué par d’autres détenus en plus d’être isolé de sa famille.

 

La Grande Bretagne, où Charles Taylor a été transféré, n’est pas sa destination de prédilection. L’ex-Président du Liberia condamné par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) à 50 ans de prison pour crimes contre l’humanité dans la guerre civile dans son pays l’a fait savoir. Le Rwanda a en effet annoncé mardi avoir été approché par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) pour permettre à l’ex-Président libérien de purger sa peine dans le pays des Grands Lacs au lieu du Royaume-Uni.

 

Peur de revenir trop cher à sa famille

 

Selon le ministère rwandais de la Justice, en effet, « des responsables du Tribunal spécial pour la Sierra Leone ont déjà contacté des responsables rwandais pour leur demander quel serait le processus pour demander officiellement au Rwanda d’accueillir le prisonnier ». Mais pour quelle raison l’ancien chef d’Etat ne souhaite-t-il pas finir ses jours dans une cellule en Grande Bretagne ? Selon les autorité rwandaises, « Taylor a demandé à purger sa peine au Rwanda au lieu du Royaume-Uni, où, dit-il, il craint d’être attaqué par des co-détenus et qu’il revienne trop cher à sa famille de lui rendre visite ».

Même si pour le moment il a été transféré par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) dans une prison en Grande Bretagne, les autorités rwandaises ne lui ferment pas la porte. Le gouvernement a même affirmé être prêt à « délibérer sur la question, une fois qu’une requête officielle lui aura été transmise ». De leur côté ses avocats ont dénoncé la décision du TSSL, estimant que le détenu serait « encore plus isolé de sa famille, de ses amis et de ses structures de soutien que s’il avait purgé sa peine de prison au Rwanda ».

En attendant, c’est en Grande Bretagne que l’ancien chef d’Etat, âgé maintenant de 65 ans, va devoir finir le reste de ses jours. En prison.

AFRIK.COM

Section: 
VISITE D'EMMANUEL MACRON EN SYRIE : Diplomatie sous haute tension
EBOLA EN RDC : La barre des 500 décès franchie, selon le dernier bilan des autorités congolaises
XÉNOPHOBIE EN AFRIQUE DU SUD : La fuite en avant
MALI : Les FAMas disent avoir repoussé plusieurs assauts simultanés contre des positions militaires
ENFANTS DANS LES CONFLITS : Au total, 38 558 violations graves vérifiées en 2025
ENFANTS DANS LES CONFLITS : Un niveau record de violations enregistré en 2025
COURSE À L’ONU : Macky Sall plaide pour une réforme en profondeur et se positionne en partenaire des États-Unis
UKRAINE : La vie sous les bombardements
RANCE : Patrick Bruel mis en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel
GOUVERNANCE EN AFRIQUE : L’exemple béninois
SECRETARIAT GENERAL DES NATIONS UNIES Macky Sall décline sa feuille de route pour réformer l'ONU
ONU : Macky Sall n’est pas le seul candidat sans le soutien de son pays
FAYE-MACRON À NAIROBI : La diplomatie du réel
SOMMET FRANCE-AFRIQUE À NAIROBI : Le secteur privé africain interpelle sur la mobilisation des ressources et le financement des économies
SOMMET FRANCE - AFRIQUE : Un virage vers les anglophones
AFRICA FORWARD : L’Afrique se rassemble au Kenya pour partager avec la France
CRISE AU MALI : On a retrouvé Goïta, mais le régime vacille toujours
ESCALADE TERRORISTE AU MALI Dakar fait Bloc derrière Bamako
SECRETARIAT GENERAL DES NATIONS UNIES : Macky Sall décline sa vision
MACKY SALL EN ROUTE POUR L’ONU : Après le grand oral, les choses sérieuses