Publié le 16 Feb 2018 - 08:07
A UN AN DE LA PRESIDENTIELLE

Le maire Bamba Fall prêt à rejoindre Macky Sall

 

La saignée va-t-elle continuer dans les rangs de Taxawu Dakar. Après Alioune Ndoye,  Doudou Issa Niasse et autre Jean Baptiste Diouf, ça pourrait bien être le tour de Bamba Fall de quitter Khalifa Sall, aujourd’hui en prison.  Le maire de la Médina, qui s’est montré discret depuis le début du procès de son mentor, a déclaré hier qu’il ne cracherait pas sur un appel du président de l’Alliance pour la République (Apr). Bamba Fall a fait cette déclaration lorsqu’il recevait la délégation gouvernementale dirigée par le Premier ministre et venue lui présenter ses condoléances suite au décès de son oncle.

L’édile de la Médina qui s’exprimait en wolof s’est dit touché par le geste du Président Macky Sall qu’il qualifie d’‘’homme bon’’.  Dans une vidéo postée par Dakaractu, Bamba Fall se montre nuancé au début. ‘’Les individus aiment entretenir la confusion en disant que je veux transhumer mais moi, je suis socialiste pur et dur et je le serai à vie’’, martèle-t-il.

Poursuivant son propos devant Mahammed Boun Abdallah Dione et les ministres Aly Ngouille Ndiaye et Oumar Youm, il confie qu’il ne peut pas ‘’minimiser une personne qui a fait un geste à son endroit’’. Aussi a-t-il lancé des piques à ses camarades de parti et aux membres de sa coalition Taxawu Senegaal, tout en jetant des fleurs au Chef de l’Etat. ‘’Je ne peux concevoir qu’une personne avec qui je partage une coalition ne puisse pas compatir à ma peine alors que d’autres, avec qui nous avons des divergences du point de vue politique ont fait le déplacement.

Je ne peux pas les traiter sur le même pied. Ce geste du Président est fort et symbolique pour moi’’, dit-il à l’intention de ses hôtes. Et de poursuivre : ‘’Je n’ai pas vu des membres de mon parti mais aussi ceux de ma coalition pour qui je me suis beaucoup battu mais le Président, malgré les critiques contre lui, a envoyé des personnalités.’’ Se disant touché par ce geste, Bamba Fall déclare à qui veut l’entendre qu’en politique, il n’est sous l’influence de personne.

 ‘’Je suis un électron libre.  Je n’ai pas de marabout, car je n’ai bouffé l’argent de personne’’, déclare-t-il, non sans promettre de rendre à Macky la monnaie de sa pièce. Comme pour se justifier d’une éventuelle alliance avec le camp présidentiel, le maire de la Médina soutient que l’intérêt du Sénégal prime sur tout, à ses yeux. ‘’Quelle que soit son appartenance politique, on partage le Sénégal. Quel que soit le parti auquel j’appartiens, si le pays m’appelle, je répondrai. J’assume mon soutien à Khalifa Sall, mais les intérêts du pays passent avant quiconque.’’ 

 

Section: 
RENVOI CODES DU TRAVAIL, CONDITIONS POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : L’Assemblée déclenche la guerre
RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Pastef dans un engrenage
THIES - REFORMES INSTITUTIONNELLES L’APR dénonce une « dérive »
POLITIQUE : Juan Branco, l’allié encombrant du Pastef
RECONFIGURATION POLITIQUE : Une drôle d'opposition
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe
POUVOIRS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Entre fantasmes et réalité
TENSIONS EXPLOSIVES AU PARTI SOCIALISTES : Une motion de confiance sur fond de violents affrontements
CRISE AU PARTI SOCIALISTE Des lendemains incertains dans la maison de Senghor
NOMINATION DE SUPERVISEURS ADJOINTS : Diomaye Faye muscle son appareil politique
POLITIQUE : Suspicions généralisées au sommet de l’État
L'AFFAIRE ASER OCCUPE LE DEVANT DE LA SCÈNE Du livre de Bachir Fofana à la conférence de Thierno Alassane Sall
ASSEMBLEE GÉNÉRALE PS DEMAIN : L’Union régionale de Dakar dénonce des appels à la violence
Alain Diouf remplace Aminou Lo…
Pastef-Les Patriotes
RÉINTÉGRATION D’OUSMANE SONKO : La compétence du Conseil constitutionnel à l’épreuve
DAKAR ARENA : Ousmane Sonko scelle sa rupture avec Diomaye Faye
PREMIER CONGRES ORDINAIRE DU PASTEF Un week-end à “haut risque"