Publié le 17 May 2017 - 22:30

Mankoo Taxawu Senegaal ou la vaine tentative de blocage d’un pays

 

Il y a de cela un an lors du référendum du 20 mars 2016, tous les partis signataires de la déclaration de Mankoo Taxawu Senegaal avaient appelé à voter NON. Ils n’étaient pas seuls, ils étaient avec d’autres à désinformer avec de faux mobiles cocasses comme la légalisation de l’homosexualité. Au bout du compte, le Oui l’emporta avec 62,7%. La défaite du NON en mars 2016 est restée comme une pomme d’Adam dans la gorge des « oppositions » sénégalaises qui n’ont d’objectif qu’une chose : comment bloquer les projets du Président Macky Sall pour empêcher le plébiscite fort probable de févier 2019  s’il plait à Dieu du fait de résultats encourageant à tout point de vue. Au nom de ce dessein avoué de blocage nihiliste, toutes les unités sans base morale semblent  permises.

Souvenons-nous. Il y a de cela moins d’un an depuis Fès le vendredi 15 Juillet 2016, Idrissa Seck signant son désarroi après la grâce présidentielle accordée à Karim Missa Wade qualifiait l’ancien  Président Abdoulaye Wade de « monarque tardif, frappé d’Ubris qui rêvait de nous imposer son fils, « meilleur financier du monde ». Par pudeur, nous ne traduirons pas la tentation d’Ubris encore moins  le contenu des CD1 et CD2 qui au-delà du Président Abdoulaye Wade, ont fait mal aux vertus de « soutoureu et de yarr » bien sénégalaises. Aujourd’hui, ces deux ennemis politiques expliqueront difficilement à l’opinion et à leur militants la base morale de  la signature d’un document commun pour rêver d’une cohabitation impossible à imposer au soir du 30 juillet 2017 sauf à être dans une démarche de « Xeupeu ci kaani » pour tenter d’empêcher la finition des importants chantiers du Président Macky Sall à l’horizon 2019.

Nos cerveaux n’ont pas oublié qu’en 2012, marquant son désarroi de voir Pape Diop créer Bokk Guis Guiss, le Pape du Sopi agitait des insinuations sur le sacrifice d’albinos. Nous n’en dirons pas plus. Qu’est-ce qui a changé entretemps pour que les deux signent un projet de protocole en vue des élections législatives ? Où est la base morale de cet accord après que les paroles aient volé trop haut et trop bas ?

Nous n’oublions pas qu’il y a de cela un an, Modou Diagne Fada était traqué et conspué par ses frères libéraux pour avoir osé demander le renouvellement des instances. Son crime a été de lèse-majesté dans le royaume wadien. Il fut obligé de partir avec rancœur. Pourquoi signe-t-il un projet d’accord dont le but ultime est de servir le parti au touriste de luxe de Doha ?

Je passe sous silence les appréciations peu glorieuses sur le PDS faites par les autres leaders signataires en dehors de Diop Decroix arrimé à Wade pour exister. Tous les autres ont eu à humer les odeurs de gaz lacrymogène en défiance au régime du Président Wade. En signant un projet électoral avec le grand père aujourd’hui âgé de 91 ans, ils semblent sortir de leur  cadre logique strictement moral. Il y a des raisons que la raison ignore.

Le Président Abdoulaye Wade mesure le risque lié à la perte du leadership de l’opposition par le PDS Karimiste. Il fera tout pour sceller les leaders de l’opposition dans une unité de façade le temps que le touriste de Doha retrouve ses esprits. Nous pensions que des leaders comme Gakou, Khalifa et Fada allaient comprendre cette logique du Pape du Sopi en allant puiser le plus important dans la perspective du leadership de l’opposition. Sans doute le comprendront-ils même trop tard ?

Les électeurs sénégalais sont très intelligents pour savoir que cette coalition hybride en gestation n’a de ciment que  la désinformation au service d’un dessein utopique de blocage du pays. La constitution du Sénégal est claire. C’est le Président de la République qui définit et détermine la politique de la nation. Aucune cohabitation ne saurait lui être imposée sauf à vouloir amuser la galerie avec des agitations durant les deux prochaines années. Les électeurs qui sont lucides ne suivront pas le discours vide et crypto personnel. Essayer de bloquer le pays ne va pas prospérer à la lueur des divergences profondes de cette unité des contraires.

Pour finir, nous pouvons juste rester sur l’appréciation d’un des signataires actuels qui disait le 4 février 2017 à Louga que « Le président Macky Sall est une chance pour le Sénégal ». On ne bloque pas la chance. On la rejoint pour bâtir ensemble. Le Président Macky Sall est dans ce registre d’ouverture pour l’émergence du Sénégal. Les portes de la coalition victorieuse nommée Benno Bokk Yaakaar sont ouvertes à tous les patriotes qui n’érigent pas le nihilisme et la désinformation en stratégie.

Les responsables de l’APR doivent comprendre les enjeux des élections législatives du 30 juillet 2017 en taisant les vaines querelles et en mettant à l’aise le Président Macky Sall dans les investitures. Nous devons faire bloc dans l’intérêt du Sénégal qui dépasse nos ambitions crypto personnelles. C’est cette posture disciplinée qui aidera à mieux faire face à la vaine tentative de désinformation orchestrée par l’opposition et sur laquelle nous reviendrons.

Par Mamadou NDIONE

Économiste Écrivain

Conseiller départemental à Mbour

Responsable politique APR DIASS

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