Publié le 31 Oct 2019 - 04:21
SECURISATION DU TERRITOIRE ET DU PROCESSUS ÉLECTORA

205 militaires sénégalais déployés en terre bissau-guinéenne

 

Le 8e détachement de l’armée sénégalaise en partance pour la République de Guinée-Bissau (Detsen 8/Ecomib) a reçu, hier, son drapeau, à Thiès, des mains du général de brigade, chef d’État-major de l’armée de terre (Cemat) Cheikh Wade. Fort de 205 éléments, ce contingent va assurer, antre autres, le maintien de l’ordre, mais aussi veiller à la sécurisation du processus électoral.

 

Deux cent cinq militaires dont 19 femmes ont été déployés hier en Guinée-Bissau. Ce détachement, qui a reçu son drapeau hier des mains du général de brigade, chef d’État-major de l’armée de terre Cheikh Wade, est composé d’une section matériel, de génie civil, d’une section intendance, transmission, d’une section protection et d’une section hôpital de campagne de niveau 2, sous le commandement du lieutenant Nogoye Youm.

Tous ont, auparavant, suivi un programme de formation et d’entraînement adapté au contexte sécuritaire et à l’environnement opérationnel actuel en République de Guinée-Bissau.

Toutefois, chef d’État-major de l’armée de terre a mis à profit la cérémonie de remise de drapeau aux soldats sénégalais pour leur décrire, brièvement, la situation qui les attend sur le champ des opérations. ‘’Votre engagement intervient dans un contexte socio-politique particulier marqué par une résurgence de la tension au plus haut sommet de l’État. De surcroit, l’’organisation de la prochaine élection présidentielle prévue le 24 novembre 2019 pourrait également replonger ce pays dans une instabilité et constituer une entrave au bon déroulement de votre mission. Face à ces incertitudes, l’adoption d’une posture permanente de vigilance s’impose à tous les niveaux’’, rappelle Cheikh Wade, invitant, par la même occasion, le commandant du contingent à ‘’faire prévue d’une grande intelligence dans l’appréciation de la situation’’.

Aussi, le général de brigade, chef d’État-major de l’armée de terre recommande-t-il au lieutenant-colonel Assane Seck, une fois sur le théâtre des opérations, d’anticiper sur les événements et de ‘’faire appliquer, en temps opportun, les mesures idoines avec fermeté’’. Vu la position géographique et géopolitique des deux pays, le Cemat demande à tous les éléments du contingent en partance pour la Guinée-Bissau de travailler à rétablir l’ordre comme s’ils étaient dans leur pays d’origine.

Dès lors, il leur conseille de mesurer la complexité de la mission et de tout mettre en œuvre, une fois sur place, pour participer à la sécurisation du processus électoral et aider le pays d’accueil à conduire la réforme du secteur de défense et de sécurité. A son avis, si la Guinée-Bissau est en sécurité, le Sénégal le sera également.

‘’Au-delà de la consolidation du rayonnement de la diplomatie sénégalaise, notre implication militaire à Bissau doit être perçue surtout comme un enjeu de sécurité intérieure pour le Sénégal. En effet, cet engagement des armées est significatif et traduit la constance de notre pays à soutenir les efforts de la communauté internationale pour assurer la stabilité de la sous-région’’, poursuit le représentant du chef d’État-major général des armées à la cérémonie de remise de drapeau au Detsen 8/Ecomib.

Pays politiquement instable depuis le coup d’État qui a été fatal au président Bernado Vieira en 1998, la Guinée-Bissau a connu, par moments, une accalmie. Surtout avec l’élection de l’actuel président de la République, José Mario Vaz, le 18 mai 2014. L’arrivée au pouvoir de l’ancien ministre des Finances du président Malam Bacai Sanha a mis tout le monde ou presque d’accord sur le retour de la légalité constitutionnelle.

Cependant, quelques mois après, les tensions d’ordre politique resurgissent dans ce petit pays qui borde l’océan Atlantique. A moins d’un mois de la Présidentielle, la Guinée-Bissau a basculé dans la violence, ces dernières semaines. La tension a refait surface.

GAUSTIN DIATTA (THIES) 

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