Publié le 25 Mar 2020 - 13:50

Émergence

 

Un nouvel indice synthétique appelé Indice d’émergence globale (IEG) a été élaboré par le Bureau de prospective économique, notamment par Moubarack Lo, Amaye Sy, Sambane Yade et El Hadj Tine. Il faut noter que l’Indice d’émergence globale (IEG) est une combinaison cohérente de trois indices calculés précédemment par le BPE, à savoir : l’Indice synthétique d’émergence économique (ISEME, dit Indice Moubarack Lo), l’Indice composite des leviers de l’émergence économique (ICLE) et enfin l’Indice de qualité de vie (IQV). Ces indices correspondent, chacun, à la mesure d’une strate de la dynamique d’émergence.

En 2018, le Sénégal a été classé au 66e rang mondial de l’IEG, sur un échantillon de 103 pays dits en développement, et au 13e rang au niveau africain. Il occupe la 1re place en Afrique de l’Ouest, à égalité avec la Côte d’Ivoire. L’indice d’émergence globale (IEG) du Sénégal affiche sur la période récente un rythme de progression continue.

...En effet, de 0,34 (sur un total possible de 1) en 2010, la valeur de l’IEG a été estimée à 0,405 en 2015 et à 0,427 en 2018 ; soit une évolution de 22,4 % entre 2010 et 2018 et de 5,2 % entre 2015 et 2018. Les principales dimensions qui sont à l’origine de cette évolution favorable sont : la prise en compte du genre dans les politiques économiques avec un score de 0,66 sur 1, le dynamisme de l’économie avec un score de 0,64 caractérisé par une forte progression du PIB réel, la dimension santé-nutrition et protection sociale qui s’affiche avec un score de 0,61, et la dimension stabilité-efficacité de l’Etat du Sénégal (score de 0,57). 

Le pays obtient de moins bonnes performances dans les secteurs suivants : environnement durable (score de 0,18), éducation (0,22), innovation (0,29), finance (0,31), transport (0,31), énergie et TIC (0,35) et environnement des affaires (0,37). La poursuite de réformes hardies dans ces dimensions, combinée à la consolidation des acquis, devrait permettre au pays d’atteindre l’objectif d’émergence fixé, au plus tard, à l’horizon 2035.

 

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