Publié le 17 Feb 2021 - 17:58
MARDI GRAS

Les origines d’une fête 

 

Le Mardi gras, marquant le début du temps de Carême chrétien, a été célébré hier. Cette fête est, selon l’abbé Roger Gomis, à la fois d’origine païenne et religieuse.

 

Mardi gras. Ce jour festif marque la fin de la ‘’semaine des sept jours gras’’ (autrefois appelés jours charnels). Il est suivi par le Mercredi des Cendres qui marque le commencement du Carême.  Carême au cours duquel les chrétiens sont invités à manger maigre, en s'abstenant, autant que faire se peut, de consommer de la viande. Les origines du Carême, souligne l’abbé Roger Gomis, sont à la fois païennes et religieuses.

Les dates, dit-il, n’en sont pas fixes ; elles se situent entre le début du mois de février et celui du mois de mars. ‘’Dans l’Antiquité romaine, le calendrier commençait au mois de mars, de façon à faire coïncider le début de l’année et le renouveau de la nature. Ainsi, de grandes fêtes marquaient cette période de calandre de mars. Par la suite, les populations christianisées ont continué à célébrer la fin de l’hiver à travers cette fête de Mardi gras’’, explique l’abbé Gomis.

Le début du Carême, explique-t-il,   est précédé du Mardi gras. Ce jour est appelé gras en référence aux aliments qui sont mangés, à savoir le beurre, les œufs, la viande. Au jour du Mardi gras, les excès sont donc permis, aussi bien dans la consommation de nourriture que dans l’apparence vestimentaire, en préparation au Carême qui dure 40 jours et qui est une période de jeûne et d’abstinence et qui prépare à la fête de Pâques.

‘’Les traditions festives du Mardi gras sont les déguisements et la dégustation de crêpes. Mais ces manifestations de réjouissances varient en fonction des pays et des cultures. Dans les pays lusophones comme le Brésil, l’Angola ou le Mozambique, le carnaval en est l’expression la plus forte. Il commence à partir de l’Epiphanie, le 6 janvier, et se termine le mardi gras. Et c’est l’occasion de toutes les démesures, dans un mélange de pratiques païennes et chrétiennes à la fois…

Chez nous au Sénégal, la tradition est au déguisement des enfants et surtout des jeunes écoliers qui se livrent dans leurs institutions à différentes activités récréatives, rappelle le religieux.

Tous les thèmes sont permis, l’important étant que chaque enfant puisse exprimer, à travers le déguisement qu’il aura choisi, sa personnalité et ses rêves. L’abbé Roger de rappeler qu’au Moyen-Age, les déguisements du Mardi gras permettaient non seulement de s’amuser, mais aussi de transgresser les interdits de l’ordre social. Ainsi, les pauvres pouvaient s’habiller en riches, les hommes en femmes, des laïcs en religieux, des civils en policiers ou gendarmes, et vice-versa.

Ce jour est aussi marqué par la consommation de crêpes. Car la coutume veut que l’on mange des crêpes.  ‘’On dit que cette tradition vient de la nécessité d’épuiser les réserves d’œuf et de beurre dont on se privera pendant le Carême. D’autres pâtisseries similaires, comme les beignets, peuvent également être préparées à l’occasion, si vous n’avez pas les moyens de vous faire des crêpes. Le point commun de tous ces délices étant l’utilisation d’une pâte que l’on fait dorer au frire’’, développe-t-il.

Selon le prêtre, le Mardi gras est d’abord, pour le chrétien, une occasion d’autodérision ; les masques utilisés expriment le désir de cacher ses péchés, ses fautes ; d’en avoir honte, afin de s’en débarrasser avec le Carême et de rentrer véritablement dans le pardon, la miséricorde par la résurrection du Christ que célèbre Pâques.

 Avant d’entrer en Carême, le Mardi gras peut être perçu comme un moment d’introspection et d’appréhension du superflu de nos vies, afin d’entrer dans une période de purification morale et spirituelle, conclut l’abbé Roger.

VIVIANE DIATTA

 

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