Publié le 5 Feb 2014 - 18:38
ACTE 3 DE LA DÉCENTRALISATION

MPS/SELAL exige une suspension des réformes

 

Le Mouvement populaire socialiste (MPS/SELAL) exige la suspension pure et simple de la réforme du code des collectivités locales, qu'il juge ''frauduleuse'', et l’ouverture de «véritables concertations» sur la décentralisation et l’organisation des élections locales sur la base de l’ancien code. Ces propos sont rapportés dans le communiqué de son Bureau politique parvenu à la rédaction d'«Enquête».

La mise en œuvre du nouveau code des collectivités locales, analysent Mamadou Bamba Ndiaye et ses camarades, ''se résume à un nouveau découpage politicien et électoraliste des régions et des villes''. Un découpage «taillé sur mesure pour réduire les difficultés d’investitures de la coalition hétéroclite au pouvoir».

Au final, soutient le communiqué, ''au lieu d’un acte 3 de la décentralisation, il s’agit rien de moins que l’acte 1 de la fraude et du tripatouillage électoral''. D'où l'étonnement que cette réforme soit présentée à l'opinion comme un  «acte 3 de la décentralisation» alors qu'«aucune nouvelle mesure n’est prise dans le sens du renforcement de l’autonomie des collectivités locales».

Dénonçant l'adoption «en catimini par l'Assemblée nationale» de la loi 21/2013 portant code général des collectivités locales, «sans aucune concertation sérieuse avec les acteurs», le Mps/Selal en appelle à l'unité des partis de l'opposition car «le moment est venu (…) de prendre des initiatives hardies susceptibles de répondre aux attentes de l’écrasante majorité des Sénégalaises et des Sénégalais».

Par ailleurs, le Mouvement populaire socialiste s'est ému de la campagne agricole actuelle où «les paysans sont toujours confrontés à la spéculation qui les conduit à brader leurs récoltes d’arachides à 140-150 francs, au lieu des 200 F promis par le gouvernement». Selon Bamba Ndiaye et son parti, «le gouvernement est en train de protéger la Suneor au détriment de la survie de millions de paysans».

AIDA DIENE

 

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