And Gueusseum suspend une partie de son boycott

L'organisation syndicale And Gueusseum a décidé d'assouplir son mot d'ordre de boycott visant certains programmes de santé. Dans une directive publiée hier, le Directoire national annonce la suspension du boycott des activités du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), quelques semaines après avoir déjà levé les restrictions concernant le Programme élargi de vaccination (PEV). Cette décision intervient alors que le mouvement syndical poursuit sa mobilisation pour obtenir l'application des accords encore en souffrance avec les autorités.
Le boycott des programmes de santé avait été décrété le 25 mai dernier dans le cadre d'une intensification de la lutte engagée par les syndicats regroupés au sein d'And Gueusseum. Après une réévaluation de la situation, le Directoire national dit avoir pris en compte les impératifs de santé publique. Il estime que certaines activités sanitaires ne peuvent être durablement affectées par le mouvement social en raison de leur importance pour les populations. « Le Directoire national décide de suspendre le boycott des activités du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), à l'instar de la suspension déjà accordée aux activités du Programme élargi de vaccination (PEV) », indique le document.
...Selon l'organisation, cette mesure vise à « humaniser la lutte syndicale » en préservant les interventions à fort impact sanitaire, notamment celles destinées aux enfants et aux adolescents. Le syndicat souligne également l'importance de maintenir les activités de prévention et de prise en charge du paludisme, particulièrement dans les zones fortement touchées par la maladie. En conséquence, les militants sont invités à participer normalement aux activités relevant du PEV et du Programme national de lutte contre le paludisme.
Le Directoire précise toutefois que cette décision ne remet pas en cause le mouvement revendicatif en cours et appelle les agents à rester mobilisés pour la matérialisation des accords résiduels avec le gouvernement. Cette inflexion du mouvement intervient à un moment sensible, à l'approche de l'hivernage, période généralement marquée par une recrudescence des cas de paludisme dans plusieurs régions du pays. Elle devrait permettre d'assurer la continuité des campagnes de vaccination et des activités de prévention contre le paludisme, tout en maintenant la pression syndicale sur les autorités sanitaires.






