Publié le 19 Jan 2014 - 10:27
APRES LA NOMINATION DE DG DE L’ANPEJ

Des apéristes de Pikine se disent «humiliés»

 

La nomination du magistrat Amadou Lamine Dieng comme directeur général de la nouvelle Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (ANPEJ), est diversement accueilli par les militants Apr du département de Pikine dont certains avaient arboré des brassages rouges. D'aucuns parlent même de «trahison».

«Pikine ne saurait accepter une telle humiliation car une telle chose n’a jamais existé depuis le régime de Senghor», s'est indigné Matar Diop, chargé de communication du parti présidentiel dans le département, lors d'un point de presse.

«Nous n’avons pas de ministres depuis l’avènement de Macky Sall et les deux agences qui étaient dirigées par des Pikinois ont été dissoutes. C’est scandaleux. Nous ne l’accepterons pas.»

Les frondeurs écartent cependant la thèse de revendications personnelles. «Une telle décision risque d’avoir des conséquences politiques à un peu plus de cinq mois des joutes électorales», a renchéri Oumar Ndoye, membre de la Convergence départementale des jeunes républicains (COJER). «Le président nous a désarmés car les élections nécessitent des moyens.

Pikine a été humilié alors que nous avons élu le chef de l’Etat». Furieux, il a ajouté : «Nous demandons à ce que le parti gèle toutes ses activités jusqu’à nouvel ordre. Tous les représentants des 16 communes de Pikine sont là. Il ne s’agit pas de menace mais il faut que le Président sache que nous ne saurions accepter l'humiliation», sous les applaudissements des militants.

«Ce n’est pas une déception»

Preuve des divisions sur cette question, les militants proches de Pape Maël Thiam, administrateur de l’APR et responsable local, ont approuvé la fusion des agences en une seule. Leur porte-parole, Malal Diallo, membre de la Cojer, salue la cohérence de la démarche du chef de l'Etat.

«Nous sommes dans une République et le Président est libre de nommer ou de démettre qui il veut. Notre préoccupation ne sera jamais de défendre un responsable démis de ces fonctions, qu’il soit de Pikine ou d’ailleurs. Au contraire, nous soutiendrons la politique globale du chef de l’Etat.»

CHEIKH THIAM

 

Section: 
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe
POUVOIRS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Entre fantasmes et réalité
TENSIONS EXPLOSIVES AU PARTI SOCIALISTES : Une motion de confiance sur fond de violents affrontements
CRISE AU PARTI SOCIALISTE Des lendemains incertains dans la maison de Senghor
NOMINATION DE SUPERVISEURS ADJOINTS : Diomaye Faye muscle son appareil politique
POLITIQUE : Suspicions généralisées au sommet de l’État
L'AFFAIRE ASER OCCUPE LE DEVANT DE LA SCÈNE Du livre de Bachir Fofana à la conférence de Thierno Alassane Sall
ASSEMBLEE GÉNÉRALE PS DEMAIN : L’Union régionale de Dakar dénonce des appels à la violence
Alain Diouf remplace Aminou Lo…
Pastef-Les Patriotes
RÉINTÉGRATION D’OUSMANE SONKO : La compétence du Conseil constitutionnel à l’épreuve
DAKAR ARENA : Ousmane Sonko scelle sa rupture avec Diomaye Faye
PREMIER CONGRES ORDINAIRE DU PASTEF Un week-end à “haut risque"
PREMIER CONSEIL DES MINISTRES : Diomaye exige des “résultats rapides” du gouvernement Lo
CRISE AU SOMMET DE L’ÉTAT : L’APR dénonce “l’échec du projet Pastef” et appelle à une mobilisation générale
SINDIELY WADE : La passion du Sénégal
ÉDUCATION FEMMES : Un legs difficilement égalable
ABDOULAYE WADE : Un patrimoine africain vivant