Publié le 19 Dec 2019 - 20:42
ATELIER SUR L’EDUCATION POPULAIRE

‘’Il ne faut pas politiser le Conseil national de la jeunesse’’

 

Dans sa volonté de relancer l’éducation populaire, la Direction de l’éducation populaire a organisé, hier à Dakar, un atelier de renforcement des capacités sur la question.

 

‘’La crise des valeurs’’ est de plus en plus décriée dans la société sénégalaise. Pour renverser cette situation, un atelier a été organisé à Dakar par le ministère de la Jeunesse, dans le but de relancer l’éducation populaire au Sénégal. ‘’C’est une méthode permettant à tout un chacun d’accéder au savoir, au savoir-faire et au savoir-être, au-delà de l’école’’, explique l’inspecteur de l’éducation populaire, de la jeunesse et des sports (Inseps) à la retraite, Maïssa Diagne.

Plus précisément, il s’agit, selon lui, d’une démarche animée par une volonté politique de permettre au plus grand nombre l’accès à la culture, aux responsabilités collectives, aux fraternités proches et lointaines, à l’exercice de la démocratie comme partage des pouvoirs. L’objectif de la rencontre est de bâtir un consensus sur les contenus et les domaines d’intervention de l’éduction populaire. 

Monsieur Diagne, qui a introduit sur l’éducation populaire et les valeurs civiques, lors du panel, a rappelé que ‘’le Sénégal, qui a hérité cette démarche de la France, dans les années 1930, a longtemps œuvré dans ce sens. Mais la vocation de l’éducation populaire a souvent été altérée, à cause des mutations intentionnelles’’. Dans cette volonté de permettre une meilleure compréhension de son évolution, le panéliste en a profité pour souligner la nécessité de ne pas politiser le Conseil national de la jeunesse (Cnj).

‘’Je le dis par expérience. D’aucuns ne me démentirons. Nous nous sommes dit que la meilleure formule, c’est lorsque le Conseil national de la jeunesse fonctionnait, tout simplement, avec des représentants issus du mouvement associatif et non des partis politiques. Parce que les querelles politiques n’avaient pas leur place dans les organisations de jeunesse. La plupart du temps, on voulait faire en sorte que le Conseil national de la jeunesse soit un organe apolitique’’, a-t-il recommandé.

Avant d’ajouter : ‘’Il y a des partis politiques. Les jeunes qui veulent militer n’ont qu’à aller dans ces partis-là. Mais que le Conseil national de la jeunesse soit considéré comme auxiliaire de l’Etat, dans la problématique d’encadrement des jeunes au Sénégal.’’

En effet, désormais à la retraite, Maissa Diagne considère que, lors des activités, ‘’ce sont les inspecteurs de l’éducation populaire qui doivent être les parrains et n’ont les ministres’’.  

Par ailleurs, il a demandé que les représentants de l’Etat et les mouvements associatifs travaillent en parfaite intelligence, avant d’insister sur la correspondance que doit avoir les programmes par rapport aux besoins des jeunes.

BABACAR SY SEYE (STAGIAIRE)

 

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