Publié le 20 Jun 2014 - 15:40
DÉVELOPPEMENT DE L’AGRICULTURE EN AFRIQUE

Les 10 recommandations des organisations paysannes 

 

Plus de 120 organisations paysannes et de la société civile en Afrique ont formulé des recommandations à l’endroit des Chefs d’États et de gouvernements africains. Et invitent ces derniers à les prendre en compte lors du sommet à Malabo sur l'agriculture et la sécurité alimentaire, qui s'ouvre ce matin. 
 
 
La question de l’agriculture sera au cœur des débats lors du 23ème  sommet des Chefs d’États et de gouvernements de l’Union africaine qui s’ouvre aujourd’hui, à Malabo, en Guinée Équatoriale. Cette année, le thème central de cette rencontre des leaders africains est : ‘’l’agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique’’.
 
Avant l’ouverture de ce sommet, des organisations paysannes et de la société civile panafricaine ont, dans un mémorandum, rappelé aux dirigeants africains les promesses qu’ils avaient tenues à l’endroit des populations, depuis 2003. Cette même année, ils s'étaient engagés à ‘’réduire la faim et la pauvreté en investissant au moins 10% du budget national dans l’agriculture''.
 
A la date d’aujourd’hui, rien n’a été fait, rappellent des organisations paysannes et de la société civile africaine, hier lors d’un point de presse.  Plus de 10 ans après cet engagement, seuls 8 pays ont respecté cette promesse. Parmi ces pays figure le Sénégal qui, depuis 2011, consacre 10% de son budget à l’agriculture. Cependant, il est temps que les chefs d’États africains passent à l’action, s’ils veulent éradiquer la pauvreté en Afrique et lutter contre le chômage massif des jeunes. Pour cela, ces organisations ont formulé à l’endroit des dirigeants 10 recommandations majeures. 
 
La première recommandation est d’inviter tous les chefs d’États à allouer au moins 10% de leur budget à l’agriculture. Mais, tient à préciser Baba Ngom du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR), il n’est pas suffisant d’allouer 10% du budget à l’agriculture.
 
Il faut qu’il y ait, selon lui,  une certaine efficacité dans ces investissements. L’amélioration de la qualité et de la transparence des dépenses dans l’agriculture constitue la deuxième et quatrième recommandation des organisations paysannes. 
 
Par ailleurs, le contient africain doit prendre en compte l’apport des femmes dans le développement de l’agriculture, invitent les organisations paysannes. Bien qu’elles participent à hauteur de 80% à la production agricole, les agricultrices africaines ne représentent que 8% des propriétaires foncières, explique la présidente de Wildaf (Femme, droit et développement en Afrique), Mariame Coulibaly. Pour remédier à cette situation, les signataires du mémorandum invitent les dirigeants africains à ‘’éliminer les disparités entre les sexes et promouvoir les jeunes dans le secteur agricole’’. 
 
 Les recommandations portent surtout sur  l’augmentation des investissements dans la recherche agricole, l’accès aux marchés pour les producteurs familiaux et la mise en place de mécanismes de prévention et de gestion des crises alimentaires. 
 
ALIOU NGAMBY NDIAYE
 

 

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