Publié le 4 May 2012 - 00:09
GERARD DEPARDIEU

Extrême, provocateur, attachant et obsédé... par le 'flouze'

 

Il apparaît tel qu'il est, tout à la fois détestable, attachant, bourru, raffiné, boulimique de travail, d'amitiés, révélant parfois un comportement extrême et destructeur, mais toujours accroché à la vie, aux autres et à ses passions. De son amitié pour Nicolas Sarkozy et François Mitterrand, sauvé d'une cage d'ascenseur bloquée, à Fidel Castro et Vladimir Poutine, Gérard Depardieu se veut provocateur et sincère, mais toujours attiré par une chose "le flouze", comme il l'expliquait pour justifier sa surcharge de travail et de films. "Gérard a toujours fait du business. A 14 ans, il dealait de l'essence, des jeans et des clopes sur la base américaine. Aujourd'hui, finalement, c'est un peu la même chose ; il est simplement devenu plus professionnel", confie Michel Pilorgé, un proche de l'acteur rencontré à Châteauroux, son lieu de naissance. Outre sa passion pour son vignoble, le comédien a investi dans les restaurants, et la rue du Cherche-Midi où il vit à Paris regorge de petits commerces dont il est devenu le propriétaire, n'hésitant pas à venir en aide à une coiffeuse de sa rue dont les locaux étaient inutilisables. Gérard Depardieu, qui reprendra son rôle d'Obélix dans les prochaines aventures d'Astérix, est aujourd'hui à la tête d'une entreprise de 80 salariés, tous proches de l'homme de 63 ans. Un acteur et businessman qui a la bougeotte. "Il est à Chicago, venu participer à un opéra aux côtés de son ami Riccardo Muti ; à Phnom Penh, pour embrasser Jean, 6 ans, son dernier enfant", écrit Le Nouvel Observateur. Un petit garçon né de sa romance avec l'actrice franco-cambodgienne Hélène Bizot, né le 14 juillet 2006 et qui oblige donc Gérard Depardieu à passer beaucoup de temps dans les avions...

 

"Gérard voyage sans bagages, c'est un être qui vit dans plusieurs mondes dont lui seul à la clé, un poète généreux et torturé, dupe de rien mais curieux de tout. Il est en mouvement permanent, sans doute pour échapper un peu à lui-même et à l'absence de son fils. Il lui arrive de dire qu'il est fatigué de vivre, mais effrayé de mourir", commente Bertrand de Labbey, son agent. Et en ce moment, c'est l'ex-URSS que sillonne le sulfureux comédien, où les projets s'accumulent et où il prête son image pour vendre sauce tomate, cuisines, taxis ou banques. Et malgré ses frasques, ses débordements, ses excès, l'homme continue d'attirer. "Je ne suis plus bankable", jure-t-il pourtant. Son cachet estimé à 1,5 million d'euros tend pourtant à prouver le contraire, et son contrat prévoit également un intéressement sur le nombre d'entrées. D'autant que l'acteur jouit d'une réputation exécrable sur les plateaux de tournage où "il débarque ivre mort, colle des anti-sèches sur ses partenaires, les assaisonne de blagues grivoises avant de les planter au beau milieu d'une scène pour disparaître à moto." Enfin, c'est ce que racontent les mauvaises langues...

 

"On lui a dit qu'on avait un tout petit budget. Il a accepté de tourner pour le minimum syndical. Sur le tournage, il était sobre, pro, super attentif aux autres", expliquent pourtant Gustave Kervern et Benoît Délépine, évoquant leur long métrage Mammuth, cassant ainsi l'image négative de Gérard Depardieu. Et à chaque fois, la même rengaine. Il subjugue et fascine autant qu'il énerve. "Le génie de ce mec est hors norme. Il nous racontait la mer au temps de Christophe Colomb, il passait des heures dans l'eau au cul de mon pêcheur...", raconte Olivier de Kersauson qui aura passé plusieurs jours avec le mythe sur un bateau en Polynésie loin de la civilisation. Gérard Depardieu n'est pas près de lever l'ancre. Astérix d'abord, puis Miserere au côté de JoeyStarr dans lequel il campe un flic fatigué, l'adaptation de L'homme qui rit de Victor Hugo, des films kazakhs... Et, bien évidemment, des voyages en Italie avec sa douce Clémentine, 35 ans, une oenologue avec qui il entretient une relation passionnée depuis longtemps, sa fille Julie, qui devrait lui donner prochainement un nouveau petit-fils... La vie d'un monstre sacré qui se moque du qu'en-dira-t-on !

(PurePeople.com)

 

 

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