Publié le 28 Jun 2021 - 18:31
ISSA SALL, MINISTRE-CONSEILLER DU CHEF DE L’ETAT

‘’Je ne suis pas membre de Benno Bokk Yaakaar’’

 

Candidat malheureux à la Présidentielle de 2019, le professeur Issa Sall était, samedi dernier, à Touba. Reçu par le khalife, il a rencontré ses militants, avant de se prononcer sur des sujets d’actualité, notamment le vote de la loi modifiant le Code pénal et le Code de procédure pénale.  

 

El Hadj Issa Sall compte rendre accessibles ses ouvrages portant sur l’architecture matérielle des marchés numériques et l’électronique digital. Il va les mettre en ligne. L’ancien candidat à la Présidentielle de 2019 a fait cette déclaration, au sortir de la rencontre qu’il a eue avec le khalife général des mourides, samedi dernier. Le professeur Issa Sall, nommé ministre-conseiller du président de la République depuis trois mois, a aussi précisé que sa formation politique n’est ‘’pas membre de la coalition Benno Bokk Yaakaar, encore moins de l’Alliance pour la République’’.

Interpellé sur la participation de sa formation politique aux élections municipales et départementales de janvier 2022, le secrétaire général du Parti de la paix, de l’éthique et de l’équité a répondu : ‘’Nous allons aller aux élections locales au niveau des collectivités où nous espérons pouvoir gagner. Si nous voyons que, dans certaines collectivités territoriales, nous ne pouvons pas triompher, nous n’excluons pas de pouvoir aller avec ceux-là qui peuvent gagner."

Ancien député élu sous la bannière du Pur (Parti de l’unité et du rassemblement) Issa Sall s’est prononcé sur la loi portant modification du Code pénal et du Code de procédure pénale. Non seulement, il a apprécié le vote de cette loi, mais aussi, il a tenu à préciser : ‘’A la limite, le Sénégal est obligé de voter la loi, parce que nous ne pouvons pas être autarciques. Nous sommes dans un village planétaire. Et si nous avons signé des conventions avec les autres pays, il va falloir que ces conventions soient ratifiées."

Et le candidat malheureux à la Présidentielle de 2019 et actuel allié du chef de l’Etat d’ajouter, s'appesantissant sur les changements introduits : ‘’Au départ, il fallait sanctionner la personne physique appelée terroriste. Mais, par la suite, la personne morale qui est derrière doit être sanctionnée aussi. C’est ce qu'on appelle le blanchiment de capitaux ou le financement du terrorisme. C'est ça la quintessence de la loi. C’est-à-dire, le terroriste était la personne physique qui faisait la loi. Maintenant, derrière cette personne physique, il se pourrait qu’il y ait une personne morale qui finance l’acte et que la loi n’avait pas prévu de sanctionner cette personne morale. C’est normal de voter cette loi."

A Touba où il a rencontré ses militants, Issa Sall n’a pas manqué de répondre à ceux-là qui pensent que cette loi est votée pour casser de l’opposant. ‘’On ne vote pas une loi pour l'opposition ou pour le pouvoir, parce qu'elle est impersonnelle. Si vous faites une loi qui vise l’opposition, demain, elle vous vise. Elle n'a rien à voir avec le troisième mandat et ça n'engage que ceux qui le disent’’, a conclu le Pr. Sall.

BOUCAR ALIOU DIALLO (DIOURBEL)

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