200 volontaires formés à Thiès pour renforcer le dispositif d'accueil

À l'approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ), le Comité d'organisation (COJOJ) accélère la préparation de son dispositif humain. À Thiès, un camp d'entraînement de 72 heures a réuni 200 volontaires appelés à jouer un rôle de premier plan dans l'encadrement des quelque 6 000 volontaires mobilisés pour les Jeux.
Présent au Centre d'entraînement tactique de Thiès, le coordonnateur général du Comité d'organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (COJOJ) Dakar 2026, Ibrahima Wade, a salué une étape importante dans le processus de préparation des Jeux. Selon lui, cette formation vise à faire de ces 200 participants de véritables « têtes de pont » capables, à leur tour, de transmettre les compétences et les valeurs acquises à leurs équipes respectives.
« Le volontaire, c'est ce qui fait le cœur battant des Jeux », a-t-il déclaré, rappelant que ces femmes et ces hommes seront en première ligne pour accueillir, orienter, accompagner et assister les athlètes, les spectateurs, les officiels et les différents acteurs des JOJ. La sélection et la formation des volontaires constituent, selon Ibrahima Wade, une composante essentielle de la préparation opérationnelle.
Sur les quelque 6 000 volontaires retenus, 200 ont ainsi été choisis pour participer à ce premier camp d'entraînement organisé avec l'appui du système des Nations Unies et des Forces armées sénégalaises. Le programme a notamment porté sur les niveaux de responsabilité, les compétences nécessaires à l'exercice des différentes missions ainsi que les valeurs liées à l'olympisme. « Il était important, à un moment déterminé, après la sélection des volontaires, de commencer la formation sur le terrain », a expliqué le coordonnateur général du COJOJ.
L'objectif est désormais de multiplier progressivement ces formations afin de disposer d'un réseau suffisamment large de leaders capables d'encadrer les équipes de volontaires.
Le partenariat avec les Nations Unies, notamment à travers l'UNICEF, ONU Femmes et la coordination des Nations Unies, a été particulièrement salué. Les Forces armées, à travers l'État-Major général des Armées et le commandement de la zone militaire 7 de Thiès, ont également contribué à l'organisation de ce camp.
Discipline, ponctualité et esprit d'équipe
Pendant les trois jours de formation, les volontaires ont été soumis à un programme destiné à renforcer leur sens des responsabilités, leur discipline et leur capacité à travailler en équipe. Pour le coordonnateur général du COJOJ, la ponctualité constitue notamment une exigence fondamentale dans l'organisation d'un événement de cette dimension. « Être au rendez-vous, ça suppose de la discipline », a-t-il insisté, se félicitant des valeurs inculquées aux participants au cours de ces 72 heures.
Le responsable du COJOJ estime que les enseignements reçus par les 200 volontaires ne doivent pas rester cantonnés à ce groupe. Chacun d'eux est appelé à transmettre les acquis de la formation à d'autres volontaires. « Ces 200 volontaires vont être ceux qui vont être les têtes de file. Chacun d'entre eux aura à guider une équipe, aura à lui transmettre les valeurs qu'il a apprises ici », a-t-il souligné.
Le camp de Thiès ne devrait donc constituer qu'une première étape. Des discussions sont en cours avec le système des Nations Unies afin d'organiser d'autres sessions et d'augmenter progressivement le nombre de volontaires ayant bénéficié de cette formation intensive. « Aujourd'hui nous avons 200. Avec les Nations Unies, nous sommes en train de discuter pour savoir si nous avons encore 200 autres et 200 autres ; ça diversifie les têtes de pont, les leaders de volontaires », a expliqué le coordonnateur général.
À terme, l'ambition est de permettre au plus grand nombre de volontaires de bénéficier de cette expérience. « Si on pouvait, les 6 000 volontaires passeraient ici. On va voir si c'est possible et si le temps nous le permet. Mais a minima, formons les leaders », a-t-il ajouté. Au-delà de l'organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse, le COJOJ voit dans cette initiative un investissement durable dans les ressources humaines du Sénégal.
Le pays ambitionne en effet de renforcer son positionnement comme terre d'accueil de grands événements internationaux. Dans cette perspective, le vivier constitué à travers les JOJ pourrait être mobilisé lors d'autres manifestations sportives ou culturelles. « Le Sénégal aspire à se positionner comme un hub des grands événements sportifs », a rappelé le coordonnateur général, citant notamment la Coupe d'Afrique des Nations et les Jeux de la Francophonie, mais aussi d'autres grands événements internationaux.
Pour lui, l'enjeu dépasse donc largement les quatorze jours de compétition. « Les Jeux, c'est 14 jours, mais au-delà des 14 jours, nous avons construit des compétences, nous avons bâti des ressources humaines qui sont capables et prêtes à véritablement porter les dynamiques de demain », a-t-il déclaré.
Une dimension internationale
Autre particularité de ce dispositif : son caractère international. Les volontaires ne sont pas exclusivement issus du Sénégal. Des ressortissants de plusieurs pays africains et d'autres continents participent au programme.
Le coordonnateur général a notamment évoqué la présence de volontaires venus du Burkina Faso, de France, du Togo, du Tchad, du Congo ou encore du Gabon. Au total, le COJOJ indique qu'environ 33 nationalités sont représentées parmi les quelque 6 000 volontaires inscrits.
Pour le responsable, cette diversité illustre déjà la dimension internationale des JOJ et les valeurs d'ouverture, d'amitié et d'humanisme associées à l'olympisme.
Ndeye Diallo (Thiès)






