Publié le 14 Jan 2013 - 12:05
MACKY SALL SUR L'INTERVENTION AU MALI

''Dakar appuie Bamako par devoir de solidarité et pour sa sécurité propre''

L’intervention de l’armée sénégalaise au Mali est motivée par un ''devoir de solidarité’’ envers un voisin et celui d'assurer ''sa sécurité propre'', a annoncé, lundi à Dakar, le président Macky Sall.

 

''Nous sommes frontaliers du Mali. Déjà, les conséquences de ce conflit sont présentes au Sénégal. Le Sénégal, par devoir de solidarité et pour sa sécurité propre, interviendra dans les prochaines heures, dans les prochains jours pour apporter sa contribution dans la reconstruction du Mali, mais surtout pour l’intégrité de son territoire’’, a dit Macky Sall, peu après avoir rendu à 8 h du matin les honneurs au drapeau national dans l'enceinte du palais de la République avec les membres du Gouvernement.

 

Le Sénégal enverra au Mali 500 soldats ''dans les tout prochains jours'', afin d'aider l'armée de ce pays voisin à recouvrer l'intégralité de son territoire, avait annoncé samedi le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, Mankeur Ndiaye.

 

''Nous avons en Afrique un héritage qu’on ne peut pas remettre en cause : les frontières. Sinon nos pays vont voler en éclat. Il faut que ceux qui sont tentés de s'imposer par la force, les armes ou par quelque moyen que ce soit comprennent que la communauté africaine, la communauté internationale est prête à faire face’’, a martelé le président Macky Sall, assurant que le Sénégal participera à la restauration de la République laïque du Mali.

 

''Nul n’a le monopole d’imposer sa vue de importe quelle religion. Nous sommes un pays en majorité musulmane, nous n’avons pas à imposer notre religion, la pratique de la religion à qui que ce soit. C’est une question fondamentale qu’il faut défendre’’, a souligné Macky.

 

Selon lui, il faut défendre l’intégrité des Etats et faire preuve de la solidarité à l'égard de ses voisins.

 

Le président Macky Sall a par ailleurs salué le ''geste’’ de la France, à travers son président, François Hollande, qui a permis l’intervention immédiate de l’armée française contre les rebelles installés au Nord du Mali.

 

 

aps

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