Publié le 29 Jan 2013 - 21:02
OUSMANE NGOM APRÈS SON AUDITION

 "Il n'y a rien de nouveau sous le soleil"

 

 

L’ancien ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom, concerné par l’enquête sur les biens mal acquis, a de nouveau dénoncé son audition, mardi à Dakar, par le procureur spécial de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), invoquant la Constitution pour justifier sa position.

 

‘’Mon audition est illégale et inconstitutionnelle et qu’il n’a rien de nouveau sous le soleil’’, a déclaré cet avocat de profession, à sa sortie du Palais de justice, devant la presse et une poignée de militants et de responsables du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition). Me Ngom a été auditionné durant plusieurs heures par le procureur spécial.

 

Député à l’Assemblée nationale, son immunité parlementaire a été levée, à l’instar celle de ses collègues Oumar Sarr et Abdoulaye Baldé, tous des responsables de l’ancien régime, suspectés d’enrichissement illicite. ‘’J’ai tenu à l’entame de mon audition à rappeler des positions de principe. Je considère cette audition comme illégale et inconstitutionnelle dans ses fondements parce que tous les actes qui l’ont motivée violent la Constitution, notamment en son article 101. L'autorité qui a demandé cette audition n’a pas qualité pour poursuivre ou entendre les anciens ministres’’, a-t-il souligné.

 

L’opposant a fait part de son désaccord avec la procédure mise en place pour l’auditionner. ‘’Le procureur spécial n’est pas habilité à nous écouter. Tous les actes qu’il a posés sont en déphasage avec les lois de notre pays. C’est un délit de forfaiture’’, a estimé Me Ngom. ‘’Nous sommes victimes d’une injustice et d’un harcèlement qui ont un fondement purement politique, mais nous sommes préparés à ce genre d’épreuves (…) et la vérité finira par triompher’’, a ajouté le responsable libéral.

 

Toutefois Me Ousmane Ngom s’est dit prêt à communiquer sur ses biens si l’autorité le lui demande. ‘’J’ai dis aux enquêteurs que s’il s’agit d’une enquête liée au patrimoine, j’aurais pu ne pas répondre, parce que moi-même j’ai déjà fait, publiquement et par anticipation, ma déclaration de patrimoine à travers les médias (…), mais si cela est nécessaire je serais amené de nouveau à faire ma déclaration de patrimoine’’, a-t-il assuré.

 

‘’Plus soucieux du tribunal de l’opinion et du respect de nos institutions, j’ai tenu à répondre, mais je n’étais pas tenu de le faire. Le tribunal de l’opinion est important, c’est pourquoi j’ai répété (devant les enquêteurs) ce que j’avais dis publiquement sur mon patrimoine à travers les médias’’, a-t-il signalé. ‘’Il n’y a rien de nouveau sous le soleil si ce n’est le harcèlement et l’agression contre notre parti (PDS, au pouvoir de 2000 à 2012), mais nous ferons face comme nous l’avons fait jusqu’ici quel que soit le responsable concerné’’, a-t-il ajouté.

 

APS

 

 

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