Publié le 11 Mar 2020 - 17:39
SECOND REFUS DE MONACO

Les avocats de Karim Wade crient victoire

 

La justice française et celle monégasque ont refusé de confisquer les biens de Karim Wade, comme le demandait l’Etat du Sénégal. De l’avis de ses avocats, ce nouvel échec prouve toute la légèreté de la procédure judiciaire enclenchée par la Cour de répression de l’enrichissement illicite.

 

‘’La vérité est connue de tous : une machination de grande ampleur a été orchestrée pour priver M. Karim Wade d’exercer pleinement ses droits civiques et politiques, et notamment d’être candidat à l’élection présidentielle. Les condamnations prononcées contre le pouvoir politique sénégalais par les juridictions étrangères et les institutions internationales renforcent M. Wade dans sa détermination à lutter contre l’arbitraire, les violations de l’État de droit et des libertés publiques, les atteintes au libre exercice de la démocratie’’.

C’est en ces termes que les avocats de Karim Wade apprécient les multiples échecs essuyés par les autorités sénégalaises, dont la plus récente est celle de Monaco.

En effet, le 20 février dernier, le tribunal de première instance de Monaco a rejeté la demande d’exéquatur liée à l’arrêt qu’avait rendu la Cour de répression de l’enrichissement illicite à Dakar en 2015. Une procédure portant sur le remboursement des dommages et intérêts dus par le fils de Me Wade et Bibo Bourgi, d’un montant de 10 milliards de francs CFA. ‘’C’est la dixième fois que l’État du Sénégal perd dans une procédure internationale contre M. Karim Wade. Toutes les juridictions internationales ont débouté systématiquement l’État du Sénégal et donné raison à M. Karim Wade dans son procès contre la Crei. Le pouvoir politique sénégalais a de nouveau échoué dans sa tentative acharnée pour s’emparer des biens de M. Karim Wade et d’autres personnes condamnées, en violation de la Constitution, des traités et conventions internationales de protection des Droits de l’homme et des principes fondamentaux du droit’’, martèlent Mes Demba Ciré Bathily, Bernard Bensa (Monaco), Michel Boyon, Seydou Diagne, Ciré Clédor Ly et Joëlle Pastor-Bensa dans un communiqué conjoint.

En rendant sa décision, le tribunal de Monaco a dénoncé plusieurs irrégularités dans la gestion judiciaire du dossier Karim Wade. En effet, il a pointé du doigt la composition de la Crei ‘’entachée d’une grave irrégularité’’, non sans ajouter que la procédure suivie devant cette juridiction d’exception avait violé les droits de la défense et le principe de l’égalité des armes entre l’accusation et la défense.  D’après l’institution judiciaire de la principauté, le niveau particulièrement élevé des dommages et intérêts, sans proportion avec le préjudice allégué par l’État, se heurtait à l’ordre public international. Et ‘’Karim Wade s’était vu artificiellement attribuer la propriété de biens appartenant en réalité à d’autres personnes’’.

Depuis le verdict de la Crei, toutes les procédures menées par l’Etat du Sénégal à l’extérieur ont connu un échec. La Cour de justice de la CEDEAO a condamné la procédure judiciaire, en raison de ses irrégularités. Le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a déclaré que le procès subi par Karim Wade a été inéquitable et que sa détention relève de l’arbitraire. Dans la même veine, le Comité des Droits de l’homme de l’ONU soutient que la Crei a violé le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, tout en demandant au Sénégal de faire réexaminer la prétendue culpabilité et la condamnation de Karim Wade.

En outre, la plainte déposée à Paris par les autorités sénégalaises contre Wade fils a été classée sans suite, en l’absence de toute infraction caractérisée.

EMMANUELLA MARAME FAYE

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