Cadres Jambaars

La Cellule stratégique des cadres Jambaars (CSCJ) hausse le ton contre les autorités en place. Dans un communiqué, l’organisation dirigée par Bougane Gueye Dany dresse un tableau sombre de la situation nationale, évoquant une « haute trahison économique et sociale » et appelant à une mobilisation citoyenne face à ce qu’elle considère comme une dérive du pouvoir. Sur le plan politique, la CSCJ dénonce un exécutif qu’elle juge affaibli et dominé par des rivalités internes.
Le mouvement critique une gouvernance qu’il estime déconnectée des réalités sociales, évoquant une paralysie de l’action publique au détriment des populations. La question de la sécurité numérique est également soulevée. Le communiqué alerte sur une série d’attaques informatiques visant des institutions stratégiques de l’État, notamment des services financiers publics. Une situation que la CSCJ interprète comme le signe d’une vulnérabilité accrue de la souveraineté numérique du pays. Sur le front social, l’organisation met en avant les difficultés économiques des ménages, particulièrement à l’approche de la Tabaski.
Elle évoque la cherté de la vie, les tensions autour de l’approvisionnement en moutons et l’insuffisance des politiques de soutien aux populations. La CSCJ élargit ses critiques à plusieurs secteurs, pointant des tensions persistantes dans le milieu universitaire, des revendications d’enseignants, ainsi que des difficultés rencontrées par les agriculteurs en matière d’intrants et de préparation de l’hivernage.
Elle dénonce également des licenciements qu’elle qualifie de politiques et une gestion jugée brutale de certaines catégories socio-professionnelles. Enfin, le mouvement accuse le pouvoir de privilégier des calculs politiques à long terme, notamment en vue de l’échéance de 2029, au détriment des urgences actuelles. Il annonce soutenir des initiatives de mobilisation citoyenne, appelant à la constitution d’un « rempart démocratique » face à la situation décrite.






