Publié le 4 Jun 2019 - 23:01
SECURITE, FINANCEMENT, PROJET GAZ-TO-POWER, CONTENU LOCAL…

Ça gaze entre le Sénégal et la Mauritanie

 

Les développements de la phase 1 du projet Grand tortue Ahmeyim (Gta) se poursuivent. Hier, lors de la réunion du Comité stratégique du projet Gta qui s’est tenue à Dakar, il a été question de relever le grand défi d’aller vers la concrétisation des phases 2 et 3 du projet, tout en tenant compte des intérêts de toutes les parties. C’est dans ce sens que le contenu local fera l’objet d’une concertation nationale organisée au Sénégal avec tous les acteurs de la Mauritanie et du Sénégal.

 

Selon le ministre sénégalais du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé, plusieurs étapes restent encore à franchir, dans le projet Grand tortue Ahmeyim (Gta). Notamment avec les développements de la phase 1 du projet, en respectant les accords additionnels signés, relatifs à la fiscalité et à l’accord de financement et à celui de la commercialisation. Tout cela en conformité avec les standards internationaux en la matière, pour arriver à la première production de cette phase, en 2022.

‘’C’est juste, alors, le grand défi d’aller vers la concrétisation des phases 2 et 3 du projet, en tenant compte des intérêts de toutes les parties. Le comité stratégique va aborder 5 points principaux soulevés par les opérateurs. Il s’agit des questions sécuritaires liées au projet, du financement des phases 2 et 3, de la stratégie de commercialisation du gaz naturel, de la stratégie gaz-to-power entre les deux Etats et celle de développement du contenu local afin que ce projet puisse répondre aux besoins des populations locales’’, informe le ministre sénégalais des Energies.

Toutefois, pour ce qui est de la sécurité, Mouhamadou Makhtar Cissé précise que les deux gouvernements n’ont pas systématisé un document partagé, ni discuté avec les opérateurs. ‘’Mais ce sera l’objet de nos discussions. Il n’y a pas que les plateformes à sécuriser. Il y a aussi une population de pêcheurs très présente dans la zone, qui vont à la poursuite de leurs gains. Le but n’est pas de faire des plateformes pour éliminer une autre activité. C’est plutôt de leur faire cohabiter dans la sécurité de la navigation et surtout celle des biens et des personnes’’, renseigne-t-il.

Une concertation sur le contenu local, au mois de juillet

D’après M. Cissé, au-delà de l’organisation de l’exploitation du pétrole et du gaz, un texte a été élaboré pour aller jusqu’au partage des revenus. ‘’Pour le contenu local, il y a aussi un cadre législatif et réglementaire qui permet de l’organiser. Et dans la première semaine du mois de juillet, une concertation nationale sera organisée au Sénégal et tous les acteurs des deux pays y seront conviés’’, annonce le ministre sénégalais en charge du Pétrole et des Energies.

De son côté, son homologue mauritanien assure que ce projet est le début d'un long chemin. Et ce comité est là pour donner les grandes lignes et compte continuer à être le cadre supérieur qui va diriger et donner les grandes orientations pour que ce projet continue comme il a démarré.

‘’A partir de l’année prochaine, il y aura des gens, des équipements, de la navigation dans la zone du champ. Donc, la question de la sécurité va être posée’’, dit Mohamed Abdel Vétah.

Par rapport à l’élection présidentielle en vue dans son pays, le ministre mauritanien du Pétrole, de l’Energie et des Mines déclare : ‘’Il ne s’agit pas d’hommes, mais plutôt d’entente entre deux pays, deux peuples et qui ont su lier leur sort, comme cela a été fait dans le cadre de l’Omvs. Quel que soit le changement qui aura lieu dans les décennies à venir, notre sort sera lié dans ce cadre-là. Je vous donne la garantie.’’ Tout en précisant que chaque pays mettra en place des stratégies pour maximiser l’impact des revenus du gaz et de même que l’utilisation des ressources. ‘’Mais il y a une partie qu’on tient à aborder ensemble. Il s’agit de la maximisation du contenu local’’, fait-il savoir.

MARIAMA DIEME

 

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