Publié le 27 Dec 2024 - 09:01
VOTE BUDGET 2025

La loi de finances sera votée sans débat

 

Invité hier sur le plateau du ‘’20 h’’ de la 2STV, le ministre du Travail, de l'Emploi et des Relations avec les institutions, Abass Fall, a annoncé que le Premier ministre Ousmane Sonko sera ce samedi à l’Assemblée nationale. Il va engager la responsabilité du gouvernement pour le vote sans débat du projet de loi de finances 2025. Il a rappelé que l’article 86 de la Constitution en son alinéa 6 le leur permet. Il a expliqué également que le temps ne leur permet pas de procéder autrement.

Par ailleurs, mardi dernier, à l'hémicycle, il y a eu le vote du projet de loi de finances rectificative 2024. Cette dernière prévoit un certain nombre d'ajustements budgétaires. La part du lion revient aux “tirages sur les prêts projets (engagements antérieurement contractés)” avec 668 milliards F CFA additionnels. Suivent les 289 milliards F CFA de “subvention au secteur de l'énergie pour la Senelec et compensations liées au blocage des prix des hydrocarbures” ainsi que les 245,9 milliards F CFA de provision supplémentaire sur les “intérêts sur la dette, en raison du renchérissement des conditions d'emprunt”.

Il ne faudrait pas aussi omettre les “140 milliards F CFA” décaissés en guise de “soutien aux prix des denrées de première nécessité, par le biais de la régulation des prix”. Le projet de loi de finances rectificative prend également en compte les “73,67 milliards F CFA en soutien au secteur agricole : règlement d'arriérés”. Rappelons qu'en outre, toujours par rapport à cette LFR, qu'il a fallu “20 milliards F CFA pour l’organisation des élections législatives anticipées du 17 novembre 2024”.

La rubrique moins de dix milliards concerne l’“indemnisation des victimes des manifestations politiques préélectorales” (5 milliards) ; “la gestion des inondations pour les régions du Nord et de l'Est, suite au débordement du fleuve Sénégal (8 milliards) et les “dépenses urgentes d'Investissements” (9 milliards).

Ces ajustements s'inscrivent dans un cadre budgétaire qui prévoit respectivement une croissance du PIB de 6,7 %, contre 9,2 % en LFI ; déficit budgétaire de 11,6 % du PIB, contre 3,9 % annoncé en LFI ; un taux de pression fiscale révisé à 17,8 %, contre 19,4 % dans la LFI 2024 et des recettes ajustées à 4 075 milliards F CFA, soit une baisse de 840,2 milliards”.

Quant aux dépenses, elles devraient atteindre la barre des “6 437,2 milliards F CFA”, ce qui constitue une “hausse de 681,8 milliards”.

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