Publié le 22 Feb 2019 - 17:58
3 QUESTIONS A MADIEYE MBODJ (CONSEILLER SPECIAL DU CANDIDAT OUSMANE SONKO)

‘’La panique s’est installée dans le camp de Macky Sall’’

 

La campagne électorale est émaillée de violences pendant un moment, avec des affrontements notés à Tambacounda entre partisans du Pur et de Bby, et dans le Fouta entre militants d’Ousmane Sonko et ceux de Bby. Quelle appréciation faites-vous de cette situation ?  

 

Déjà, bien avant la campagne électorale en cours, l’opposition, dans son ensemble, s’est mobilisée pour exiger un processus électoral démocratique, transparent et pacifique. Pour notre part, le Conseil des sages de la coalition Sonko-Président vient tout juste de tenir une conférence de presse sur le thème ‘’Pour une alternative souveraine et solidaire, dans la paix civile et la stabilité nationale’’.

Notre option, claire et constante, est d’appeler à la mobilisation massive des électeurs, de la jeunesse en première ligne, pour aller voter dans la paix, remporter le scrutin, sécuriser notre victoire contre toute volonté de confiscation de la volonté populaire et créer ainsi les conditions de mise en œuvre de notre projet de transformation sociale au Sénégal et en Afrique. Cela, au bénéfice prioritaire des larges masses populaires de nos villes, de nos campagnes et de notre diaspora, dans un climat de paix, de travail et de dignité.

A mon avis, contrairement à ses calculs de petite politique politicienne, aux bruits et aux brouillages de son matraquage médiatique, la panique s’est bel et bien installée dans le camp du président sortant Macky Sall, le poussant à susciter la violence, à organiser le désordre et le chaos pour espérer s’en sortir. Les attaques répétées contre les sièges de Pastef à Ziguinchor et à Yoff ou contre les caravanes de la coalition Sonko-Président dans plusieurs localités et tout récemment les évènements meurtriers survenus à Tambacounda, imputés de façon sournoise et unilatérale au convoi du candidat El Hadj Sall du Pur, en sont une parfaite illustration.

C’est triste de le constater, seule la sécurité du candidat sortant, entretenue pourtant aux frais des contribuables sénégalais, semble préoccuper le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, qui vient tout juste de se souvenir que la sécurité des biens et des personnes, la sécurité de tous les candidats à l’élection présidentielle, incombent à ses services de police et de gendarmerie. Médecin après la mort !

La violence semble prendre le dessus sur un débat programmatique serein. Est-ce que cela ne porte pas atteinte à la démocratie sénégalaise ?         

Si, bien évidemment, mais à qui la faute ? La violence est l’arme des faibles qui préfèrent le monologue au débat d’idées contradictoire, apte à éclairer le choix conscient des électeurs. N’est-ce pas significatif que le président sortant refuse systématiquement jusqu’ici tout débat organisé, contradictoire et serein  avec les autres candidats en lice ?

L'ancien président de la République, Abdoulaye Wade, appelle à  saboter le scrutin. Qu'en pensez-vous ?                     

Abdoulaye Wade a son projet, nous avons le nôtre. Notre responsabilité est de répondre de notre projet et de nos actes, dans l’humilité et l’esprit d’ouverture, pour le bien du Sénégal et de l’Afrique, aujourd’hui et demain.

 

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