Publié le 30 Nov 2021 - 06:32

Synpics  

Au-delà de l’auteur, le Syndicat des professionnels de l'information et de la communication du Sénégal (Synpics) a, pour sa part, constaté qu’il s’agit d’un cas de récidive dans le non-respect du cadre légal, ce, rappelle-t-on, suite à la tenue de mêmes propos ‘’abjects’’ sur une autre chaine de télévision, dans le cadre d’une émission de talk-show.

‘’Le Code de la presse qui interdit clairement à un journaliste ou à un média de se faire le relais de tout type de propos à même de troubler gravement l’ordre public en promouvant la haine. Les médias sénégalais, surtout ceux managés par des professionnels, ont des obligations vis-à-vis de la stabilité du pays. Des propos d’une violence inouïe et qui tendent à inciter à la haine, à la stigmatisation d’un groupe de personnes, d’une communauté ethnique, confessionnelle, ne doivent en aucune manière être relayés par les médias’’, recadre le Bureau exécutif national du Synpics.

...Le Secrétariat général du Synpics regrette que souvent, des propos du même genre, tenus par des responsables politiques, ‘’soient béatement diffusés par des médias et/ou repris par d’autres’’. Se faisant, ces médias, indique-il, ne semblent dans ces cas de figure poursuivre qu’un seul but : augmenter ou consolider une audience, aux fins d’en tirer des subsides. ‘’Peu importe que cela heurte les consciences ou que cela mette en mal les fondements de notre nation, des médias sénégalais dans des cas de plus en plus récurrents, ne font plus usage de la responsabilité du filtre ou de l’autocensure pour barrer les propos haineux’’, se désole le communiqué.

Il rappelle d’ailleurs que les articles 18 et 57 du Code de la presse du Sénégal interdisent formellement que les journalistes ou les entreprises de presse se transforment en promoteurs de la haine ou d’une quelconque stigmatisation. Le Synpics précise que sa mission de défense de la liberté de presse ne saurait s’accommoder à des écarts qui contreviennent au cadre légal d’exercice de cette liberté au Sénégal. Les syndicalistes appellent, par la même occasion, à la responsabilité individuelle de chacun pour préserver la paix sociale. A leurs yeux, aucune recherche d’audience ne saurait justifier que l’on mette en danger la stabilité de notre République. 

 

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