Publié le 23 Dec 2021 - 14:39
NOUVELLE PARUTION

Un ouvrage magnifie la qualité de l’Administration publique

 

Vendre ou mieux vendre l'Administration publique sénégalaise, en évoquant l'expérience du Trésor public. Voilà le souhait de Ndèye Arame Fall Sall, Receveur général du Trésor. A travers son livre, elle loue la "démarche qualité" de ce pilier important de l'économie nationale.

 

La récente affaire de détournement supposé qui ne finit pas de secouer le Trésor public, contraste avec la parution du livre d’Arame Fall Sall. Cet ouvrage intitulé ‘’La démarche qualité au sein d'une administration publique : Expérience du Trésor public sénégalais’’, loue les qualités de l'Administration sénégalaise d'une manière générale.

Toutefois, la part du lion est réservée à la Direction générale de la Comptabilité et du Trésor public (DGCPT). Le directeur général de la Comptabilité et du Trésor public, Cheikh Tidiane Diop, a présidé la séance de dédicace de cet ouvrage qui s’est tenue hier à Dakar. Il parle d'une éclaircie, malgré des dysfonctionnements qui existent dans cette structure qu'il gère.

Selon le DGCPT, "l'Administration doit évoluer, les gestions doivent être axées sur les résultats, plutôt que sur le confort". Le livre est donc "actuel et ponctuel", selon le patron du Trésor public. "C'est aussi un vécu, mais également une démarche scientifique", a-t-il poursuivi. 

Ce produit de l'Ena, sur la base de cet ouvrage, prône la fin de la "carrière de confort" car, ajoute-t-il, "le monde a évolué. Et le changement doit passer par des ruptures douloureuses".

Pour finir, M. Diop considère ce livre comme étant "un acte de générosité''. Avec une vision beaucoup plus inclusive cette fois, ce commis de l'État souhaite une meilleure prise en charge des préoccupations des populations et croit fort que cette présente production s'inscrit dans cette même logique de mieux servir le citoyen-client.

Pour Baidy Dia, enseignant-chercheur, cet ouvrage "célèbre le Trésor public ou l'Administration sénégalaise en général". M. Dia a aussi magnifié le contenu de cette œuvre. "La démarche qualité ne doit pas être uniquement une affaire de l'entreprise. Les clés de la réussite du Trésor doivent passer par celle-ci", déclare-t-il. La dimension humaine dans le management, l'excellence organisationnelle ainsi que l'intelligence émotionnelle occupent aussi une place importante dans le livre.

Enfin, il soutient que c'est le "leadership féminin" qui est célébré avec cette publication.

Aboubacry Barro, qui a signé la postface de l'ouvrage, évoque pour sa part "un sujet pertinent et d'actualité". Selon le consultant, s'inspirant toujours de la production de Mme Sall, "tous les maillons du système doivent être opérationnels pour le rendre digeste". M. Barro invite aussi à la lecture du livre et au-delà. "Il ne suffit pas juste de lire cet ouvrage, mais de mettre en pratique le contenu, car cette attitude ne serait que bénéfique pour l'Administration de ce pays dans sa globalité", rassure-t-il. D'autant plus que "c'est un ouvrage facile à lire, car le langage utilisé n'est pas technique", se montre-t-il persuasif.

Mouhamadou Mahmoud Diop, représentant le ministre des Finances, voit en ce livre "une contribution pertinente pour l'atteinte des objectifs de développement". Selon lui, un autre type de fonction publique, une fonction publique d'emploi, un "système de dépouille" doit se substituer à l'Administration de confort. Cette nouvelle ère exige  "la rémunération des agents à la sueur de leur front. Il faut s'aligner aux exigences de l'heure", tance M. Diop.

Pour cet agent du ministère des Finances, l'exigence de qualité, comme stipulée dans le livre du jour, n'est pas seulement une question de moyen, mais de volonté. 

Ndèye Arame Fall, résumant  son œuvre, a tenu le discours suivant : "L'action publique doit tendre vers la confiance. Ce livre vient à son heure, comme une urgence. L'Administration dans son ensemble doit s'adapter et se mesurer. Et ces exigences qui transcendent nos frontières passent nécessairement par l'innovation qui n'est pas que technologique ou financière", affirme le receveur général du Trésor public. Madame Sall est aussi convaincue du talent de tout un chacun qu'il faut chercher à mettre au service de la communauté. L'importance des ressources humaines, le capital humain d'une façon générale et la démarche qualité sont autant de concepts que Mme Sall évoque dans son ouvrage qui, mis en œuvre, donneront des résultats probants.

La préface de ce livre est signée Abdoulaye Daouda Diallo, Ministre des Finances.

 

Section: 
BANQUE RÉGIONALE DES MARCHÉS : La banquière de poigne, Germaine Diène aux commandes
PLAN DE REDRESSEMENT DE KAOLACK : L’Aprodel propose sept axes
SAINT-LOUIS : INAUGURATION DE KEUR AUTEUIL Un outil d’autonomisation des personnes handicapées
PRÉSUMÉE SURFACTURATION À LA CACO : Une information judiciaire ouverte pour un préjudice de 2,225 milliards de francs CFA
INDEMNISATION DES EX-CHEMINOTS : Le paiement des 5,3 milliards de francs CFA démarre à Thiès
ÉPIDÉMIE DE DIPHTÉRIE À KÉDOUGOU : Quatre cas confirmés, dont un décès
PROMOTION 13 DE L’ENO DE KAOLACK : Les conseils du parrain Dibcor Faye
AFFAIRE ASER–AEE POWER EPC : La justice passe à la vitesse supérieure
CONVENTION DES NATIONS UNIES SUR LA LUTTE CONTRE LA DÉSERTIFICATION : Pr Cheikh Mbow, Directeur Général du CSE élu Président du Comité SPI
NÉCROLOGIE : Mamadou Kassé, une vie au service du journalisme et de la transmission
Code de l’aviation civile
GAMOU 2026 – RENFORCEMENT DE LA SECURITE : La municipalité de Tivaouane durcit le contrôle des axes routiers
ITW - YUVAL WAKS (AMBASSADEUR D’ISRAËL AU SÉNÉGAL EN FIN DE MISSION) : “Il existe des divergences entre Israël et le Sénégal, mais...”
LA CONSTITUTION L’affaire de tous
RAPPORT OIM - ENTRE JANVIER ET JUIN 2026 : Les routes de la Méditerranée ont tué 1 065 personnes
Gamou Tivaouane
Touba terminal
Gestion des catastrophes
VALORISATION DES SOUS-PRODUITS DE LA STEP L’ONAS veut transformer la station d’épuration de Mbour en opportunité économique
BOURSES DE SÉCURITÉ FAMILIALE : L’État revoit le ciblage des ménages vulnérables après 12 ans