Publié le 12 Sep 2012 - 18:54
PLÉNIÈRE AUJOURD’HUI - SUPPRESSION DU SÉNAT ET DE LA VICE-PRÉSIDENCE

Des débats houleux en perspective

 

La volonté du président de la République de supprimer le Sénat et la vice-présidence passe par l'adoption d'un projet de loi soumis à cet effet aux parlementaires à partir de cet après-midi.

 

 

C’est aujourd’hui que les députés vont se pencher sur le projet de loi n°06/2012 portant révision de la Constitution en vue de la suppression du Sénat et du poste de Vice-président de la République. L’annonce a été faite, hier, à la fin de la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale convoquée en procédure d’urgence. Après son adoption hier après-midi par la Commission des lois, ce projet de loi est en effet soumis aux parlementaires au vote en plénière. Ce qui annonce des débats houleux entre le groupe Benno Bokk Yaakaar (BBY) et celui de Démocrates et libéraux (DL), opposé à la «décision unilatérale» du président Macky Sall.

 

Après la session des députés, qui n’a pas duré plus de cinq minutes, c’était au tour des sénateurs d’en faire de même. Présidé par le président Pape Diop, cette session a enregistré la présence d’une soixantaine de sénateurs sur cent. L’ambiance était tout de même bon enfant. Dans le hall de l’hémicycle, sénateurs et députés, de l’opposition comme du pouvoir, se sont rappelé le bon vieux temps. Tantôt c’est le sénateur Meïssa Sall, responsable libéral, qui «provoque» le député Doudou Issa Niasse de BBY, un coup c'est Souleymane Ndéné Ndiaye qui échange des numéros de téléphone avec ses «frères de parti».

 

Certains sénateurs en ont profité pour faire leurs adieux à la vie politique nationale, même si les libéraux refusent de «se faire ensevelir». «Je sais qu’après notre mandat (fin septembre), je vais cesser de faire de la politique, confie un sénateur. A mon âge, il est temps que je me repose.»

Pour rappel, c’est de retour de voyage le 29 août dernier que le président de la République Macky Sall a annoncé la suppression de la Chambre haute. Une décision qui faisait alors suite aux pluies diluviennes tombées sur le pays avec plusieurs morts.

 

DAOUDA GBAYA

 

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