Publié le 12 Sep 2024 - 13:08

L'ÉMIGRATION IRRÉGULIÈRE : INCONSCIENCE OU CONSÉQUENCE D'UNE POLITIQUE D'INSOUCIANCE ?

 

Engouffrée dans les entrailles d'une misère chronique , une vie de précarité endémique,  cette jeunesse, dans un labyrinthe  sans issue veut à tout prix vaincre son sort.

La galère de trop au bled a fini par activer le mode *"révolte"* dans le cœur de ces jeunes sous pression familiale et sociale.
Face à un lendemain obscure et incertain , ils veulent trouver une dose d'espoir afin de retrouver une raison de vivre.
Ils ne sont ni idiots ni suicidaires,  ils veulent juste se tirer d'affaire.

Hantée par une culture d'emploi profondément népotique , cette jeunesse ne peut trouver du travail à moins qu'elle soit politique , elle ne trouve de solution que d'affronter le desert ou plonger en mer pour mettre un terme à cette situation précaire, c'est vraiment pathétique.
Sans interlocuteur directe, laissés, à la mercie d'une société de plus en plus matérialiste où l'argent , le matériel,  et le statut social déterminent la classe sociale, ils se font avaler par l'océan et dévorés par la chaleur du désert.

Outré et dépité par ce silence de trop , je ressens des fourmillements à la main , ma plume aux aguets s'impatiente à coucher ces mots qui traduisent un des multiples maux de mon peuple.
Le cœur lourd de chagrin,  la main tremblotante,  les yeux inondés de larmes de dégoût, voilà la situation dans laquelle j'écris ce soir.

J'épuiserai mes forces s'il le faut pour dénoncer cette discrimination à l'égard d'une jeunesse à la fois à l'autel de l'insouciance politique et sur le banc des accusés d'une hécatombe migratoire .

Je refuse de me taire, je refuse de fermer les yeux sur ce Drame en continu,  je refuse d'insulter la mémoire de ces vaillants jambaars tombés sur le champs de bataille .....
Non il ne s'agit plus d'inconscience,  mais la conséquence d'une politique d'insouciance.

Nous ne cautionnerons jamais l'émigration irrégulière mais nous la comprendrons toujours....
Que le mal soit coupé par la racine....

*PAIX À LEURS ÂMES*

Publié en 2022

Ibrahima khalil Dieng

journaliste

Section: 
BAMAKO AU BORD DE LA PARALYSIE : BLOCUS, PÉNURIES ET GUERRE ÉNERGÉTIQUE. Le sabotage de Manantali : un tournant dangereux dans la crise malienne
LE CHEMIN DE L’ESPOIR : Pour une relation Sénégal-France apaisée, souveraine et équilibrée
TURBO-RÉVOLUTION FINANCIÈRE AU SÉNÉGAL Entre orthodoxie du FMI, défi de la dette et explosion des alternatives endogènes
LE DESTIN DU PRÉSIDENT DIOMAYE : Entre démission et cohabitation forcée
LETTRE OUVERTE : À Son Excellence le Président de la République,
PROPOSITIONS DE RÉFORME-DIVORCE : Mettez juste un trait d’union
Saisine du conseil constitutionnel et dispersion de la classe politique
Commentaires sur l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution
LA RUE COMME MUSÉE : Pour une esthétique populaire de la ville africaine
Hommage à Mame Less Camara (3 ans déjà....)
YAKAAR-TERANGA : Les véritables pertes de l’État du Sénégal et les conséquences dévastatrices
YAKAAR-TERANGA : Les deux raisons du départ de kosmos
MÉMOIRE - TROIS ANS DÉJÀ : Malick Ndiaye, le veilleur de l’éthique Ceddo
REVALORISATION DE LA FORMATION DES JOURNALISTES DANS LE CADRE DU FADP ET RÔLE PIONNIER DU CESTI : Le pari de la qualité
DU TEXTE AU GESTE : L’ordre de préséance et la valorisation des élus à la lumière du décret n°99 252 du 19 mars 1999
AU SENEGAL, LES PAUVRES PAIENT PLUS POUR SE SOIGNER : Le paradoxe de notre système de santé
DE LA SUPRÉMATIE PRÉSIDENTIELLE : Entre conflits et primauté
Analyse de la décision n° 2/C/2026 du Conseil Constitutionnel
De grâce ne nous faites pas ça !
SONKO MOY DIOMAYE - DIOMAYE MOY SONKO : C’est le difficile qui est le chemin