Les acteurs de la communication renforcent leurs capacités

Sous les auspices des institutions de mise en œuvre que sont le Coraf, la Cedeao et le Cilss, un atelier régional de renforcement des capacités sur la collecte et la restitution des success stories du FSRP se tient depuis trois jours à Saly. Il s’agit de doter les équipes de communication dans les huit pays de mise en œuvre du projet FSRP des compétences et des outils nécessaires pour valoriser efficacement les résultats dudit programme par une appropriation des outils modernes de communication, notamment les plateformes numériques et les médias sociaux.
Depuis son lancement en 2022, le Programme de Résilience du Système Alimentaire (PRSA / FSRP), est un programme d’investissement régional phare (850 millions de dollars US) visant à renforcer la résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest par une approche régionale stratégique. L’objectif de développement du programme est de renforcer la gestion des risques inhérents aux systèmes alimentaires régionaux tout en améliorant la durabilité de la base de production dans les zones ciblées et en développant les marchés agricoles régionaux.
Spécifiquement, il s’agit de contribuer à accroître la résilience des systèmes alimentaires des huit (8) pays suivants : Burkina Faso, Mali, Niger, Togo (phase 1) ; Ghana, Tchad, Sierra Leone (phase 2) et Sénégal (phase 3), par des investissements dans la gestion des risques régionaux, le commerce des denrées alimentaires et la durabilité de la base de production.
Dans ce cadre, un atelier régional de renforcement des capacités sur les techniques de collecte et de rédaction des success stories du FSRP se tient depuis trois jours à Saly. Il s’agit de doter les équipes de communication des compétences et des outils nécessaires pour valoriser efficacement les résultats dudit programme par une appropriation des outils modernes de communication, notamment les plateformes numériques et les médias sociaux, dans les huit pays de mise en œuvre du projet FSRP.
« L’atelier qui nous réunit aujourd’hui est particulièrement pertinent, car raconter les résultats du programme à travers des histoires humaines, concrètes et inspirantes permet non seulement de renforcer la visibilité du FSRP, mais aussi de démontrer l’impact réel des investissements sur le quotidien des bénéficiaires », a affirmé le coordonnateur pour le Sénégal du FSRP, Mouhamadou Lamine Dia. Il a souligné que nous vivons dans un monde où les formes de communication évoluent très rapidement.
« La communication impactante, c’est une destination. On tend toujours vers une appropriation des récits d’impacts des projets par les populations. D’où l’importance d’un tel exercice dans un contexte de changement de paradigme dans la consommation des contenus médias, de toujours se remettre en cause, de toujours se remettre en question. Il s’agira de démontrer comment l’impact des projets peut être incarné par des visages humains. C’est très important d’avoir des chiffres, mais ces chiffres doivent être incarnés par des bénéficiaires », a déclaré pour sa part Seydina Alioune Djigo, chargé des relations extérieures du bureau Pays Sénégal de la Banque Mondiale, venu représenter l’institution qui finance le FSRP et qui est le maître d’œuvre de cette formation.
Depuis son lancement par le Coraf (Conseil Ouest et Centrafricain pour la recherche et le développement agricoles), le FSRP est devenu l’un des programmes structurants pour la transformation des systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest. Dans les différents pays de mise en œuvre, des résultats importants liés à l’amélioration de la productivité agricole, le développement de chaînes de valeurs résilientes, le renforcement de systèmes d’information, la gestion des crises alimentaires, entre autres, commencent déjà à émerger.
Au regard de ces avancées significatives et confirmées la semaine passée lors de la mission de synthèse tenue à Lomé, il apparaît important de renforcer la documentation, la diffusion et la vulgarisation de ces résultats afin d’en assurer une meilleure visibilité au niveau national, régional et même à l’échelle internationale.
PAPE MBAR FAYE







