Interrogations et suggestions

Un pays X qui obtient un prêt du FMI devrait être normal, très normal voire naturel. Ceci surtout si ce pays travaille avec cette institution depuis des décennies.
Par exemple au Sénégal, avec la première alternance ,2000 à 2012, le Sénégal avait des prêts du FMI mais la coopération financière du pays était diversifiée voire très diversifiée. Ceci a permis, entre autres, de construire des infrastructures comme des routes, des autoroutes, des écoles. Les étudiants ont eu soit bourse ou aides de bourse. Les salaires de ou des fonctionnaires ont été augmentés. Une stratégie d’autosuffisance alimentaire comme la GOANA (Grande offensive agricole pour la Nourriture et l’Abondance) a été lancée.
Avec la deuxième alternance ,2012 à 2024, le Sénégal avait des prêts du FMI et ces activités ci-dessus ont été poursuivies tout en les modifiant ou améliorant le cas échéant. Entre autres, des bourses familiales ont été données.
Avec la troisième alternance, d’avril 2024 à début septembre 2026, les nouvelles autorités ont trouvé une dette dépassant 100% du PIB. Le FMI n’a pas prêté pendant au moins 2 ans. Mais les denrées de première nécessité comme le riz ont été successivement baissées, le carburant a même été historiquement baissé un moment, des recrutements massifs ont été faits, par exemple, dans l’enseignement supérieur, professionnel, secondaire, primaire, …. Le paiement de la dette est honoré. Des prêts financiers innovants ont été obtenus par les gouvernants au Sénégal.
Avec ces 3 alternances nous nous interrogerons puis ferons des suggestions.
I. Interrogations
-Des pays moins avancés ou PMA ne bénéficient-ils pas de prêts du FMI depuis des décennies et ne sont-ils pas encore des PMA ?
-Pourquoi prêter suivant des conditions si le demandeur est solvable ?
-Pourquoi être resté plus de 2 ans sans prêter à un pays membre solvable, résilient face à la dette ?
II. Suggestions
1.Diversifier continuellement les systèmes de financements, les partenaires financiers.
2.Inscrire les montants de bourses familiales dans le budget national.
3.Accélérer la souveraineté dont celle alimentaire en développant et en achetant la production locale. Par exemple, avoir des usines pour compléter la production locale des usines existantes. Par exemple aussi, avoir des magasins-témoins ou une structure de l’Etat qui achèteront, si nécessaire, tout ou partie de la production locale à mettre à la disposition des populations. Pour cette souveraineté et dans le cadre de la RSE (Responsabilité sociétale des Entreprises), de la RTE (Responsabilité territoriale des Entreprises) et de REP (Responsabilité élargie des Producteurs), les entreprises participeront à l’achat de la production locale à remettre à leur cible. Les entreprises pourront contribuer à la construction de magasins de stockage. Le conflit trop persistant au niveau du détroit d’Ormuz ou transite un commerce mondial important justifie la nécessité d’être souverain économiquement, d’être autosuffisant en engrais, semence, céréales, …
4.Au Sénégal, des structures de l’état, à recenser, sont encore dans des maisons conventionnées. Eliminer progressivement cette situation ce qui permettra de faire des économies budgétaires conséquentes. Dans le cadre du partenariat entre le gouvernement et les collectivités territoriales, des terrains à construire seront donnés à toute structure de l’état étant dans une maison conventionnée. Si possible, les structures compétentes de l’état essayeront, si possible, de reloger des structures de l’Etat qui sont dans des maisons conventionnées. Que les particuliers louent leur construction aux particuliers ce qui augmentera l’offre de logement et peut être diminuera le coût du loyer.
5. Si des pays qui ne sont pas des PMA développent à grande échelle voire à très grande échelle la migration circulaire pourquoi pas les PMA. Les 70 000 migrants qui étaient à CEUTA, enclave espagnole, montrent que la migration clandestine, à combattre, est une réelle problématique pour les pays d’origine.
6.Comme à Bargny, avoir au moins un Centre de formation professionnelle, à renforcer, par commune. Si 4 à 6 mois de formation pratique permettent de faire, par exemple, l’examen du CAP, développer cette formation dans chacune des communes du pays.
7.Dans les planifications, tenir compte de la dimension démographie. En effet selon des estimations de l’ONU, d’ici 2100, le continent africain pourrait avoir une population supérieure à celle de l’Inde, de la Chine respectivement 1ère et 2ème pays les plus peuplés du monde. Présentement l’Afrique a déjà la particularité d’avoir un âge médian de sa population le plus jeune et est de moins de 20 ans.
8.Lutter contre les changements climatiques, contre l’érosion côtière. Au Sénégal, il existe 718 km de côte. Les côtes, les plages sont liées à la pêche et au tourisme qui sont des mamelles de nos économies (voir sitographie). Donc, pour le pouvoir central comme pour le pouvoir local, avoir un programme spécifique de lutte contre l’érosion côtière.
Pour lutter contre l’érosion côtière Castelle (2024) demande de mettre en place des: ouvrages de défense : lutte active avec des digues de protection, des brise-lames,….; mesures dites "souplesˮ qui accompagnent les processus naturels : gestion des dunes, rechargement de plages, … ; solutions fondées sur la nature : restauration des écosystèmes littoraux (marais locaux par exemple) ; replis stratégiques : relogements des populations pour qu’elles ne soient pas exposées à la submersion marine et à l’érosion côtière.A ces mesures à combiner, nous ajoutons les luttes contre l’extraction frauduleuse de sable marin et l’inaction locale de protection des plages.
9.Valoriser les déchets solides par commune ce qui au-delà de créer des emplois, à l’échelle nationale, renforce les protections des santés humaine, environnementale et animale donc renforce le ONE HEALTH.
10.Faire du Sénégal un hub sanitaire. A SUIVRE
11.Globalement : développer le partenariat, la souveraineté économique, la sécurité, l’emploi, l’Indice de Développement humain, le PNB ; contenir la dette par rapport au PIB ;solutionner progressivement les problèmes posés parce que « un problème posé est résolu à moitié » , … .
Sitographie
-https://lesoleil.sn/feuilles-dhivernage/erosion-cotiere-dionewar-lile-convoitee-par-les-eaux/
Par Assane SECK (Seckane). Retraité. DUT et DIT en Génie sanitaire (ENSUT/UCAD). Master Professionnel en Chimie de l’Environnement (FST/UCAD). Master de Recherche en Bio Toxicologie (FMPOS/UCAD). seckassane5@gmail.com.






