Publié le 8 May 2014 - 09:39
3 QUESTIONS À… CAROLINE LACHOWSKI (RFI)

''À Dakar, il se passe des choses''

 

 

Plusieurs journalistes de RFI sont déjà venus enregistrer des émissions à Dakar, à l’exemple de Claudy Siar ou encore de Juan Gomez… Est-ce la première fois que vous venez à Dakar et pourquoi ce choix de la capitale sénégalaise ?

 

Non, ce n’est pas la première fois. En fait, c'est la deuxième. J’étais déjà venue, il y a sept (7) ans à Dakar pour faire un reportage avec des chercheurs qui travaillaient sur la mousson africaine et la question de l’adaptation au réchauffement climatique. Donc, je connaissais un petit peu Dakar.

 

Pourquoi Dakar ? Parce qu’on fait une émission de sciences. Sciences humaines et sciences exactes et que quand même, quand on regarde l’Afrique de l’Ouest, à Dakar, il y a beaucoup de chercheurs qui travaillent sur plein de questions. Il y a plein de penseurs et donc, pour dire la vérité, depuis que j’ai démarré cette émission, moi j’avais envie qu’elle vienne à Dakar, voilà. Parce qu’on a des interlocuteurs ici. Nous, on fonctionne avec des chercheurs et il y en a. À Dakar, il se passe des choses. Au Sénégal, en général, il se passe des choses, voilà pourquoi nous, on a eu envie de venir ici.

 

Vous avez énormément d’invités sénégalais, en général… Qu’est-ce que ça vous fait déjà de voir vos interlocuteurs en personne et aussi vos auditeurs ?

 

C’est exactement pour ça qu’on a envie de venir ici, parce qu’effectivement, on sait bien que la majorité de nos auditeurs, ils sont ici, en Afrique. Ça nous fait du bien de les voir, ça fait extrêmement plaisir et chaud au cœur d’avoir des auditeurs qui viennent vers nous. Et c’est vrai de voir les chercheurs ici, être avec eux, se rendre compte et, d’abord, se dire ‘’je ne suis pas à côté de la plaque.

 

Je pose de vraies questions qui intéressent les gens ici’’… Pour nous, c’est extrêmement important et heureusement, RFI va mieux ou peut-être a plus envie de faire bouger des émissions, comme nous. Mais c’est vrai que de pouvoir être en contact avec des chercheurs du Sud, de les voir de visu et puis de palper cette réalité-là est une chance. 

 

Pour les invités qu’on va recevoir dans cette série d’émissions, on a essayé tant soit peu de renouveler les chercheurs qu’on a… On les a cherchés par rapport à nos contacts, on a été aiguillés sur eux. J’ai bien sûr déjà parlé avec chacun d’entre eux au téléphone, mais il n’y en a pas un que j’ai déjà eu dans l’émission. Ce sont de nouveaux invités et on est là aussi pour prendre des contacts et avoir de nouvelles idées et renouveler notre réseau vraiment avec ceux qui font des choses, voilà.

 

Par rapport aux thématiques des émissions de cette semaine… On parle de démographie, de philosophie, d’écologie… Finalement, quel est le dénominateur commun ? Est-ce une façon de dire que l’Afrique est un continent d’avenir ? Un creuset d’espoir ? Pourquoi avoir choisi ces thèmes-là ?

 

Notre thématique, c’est de rencontrer des chercheurs de toutes les sciences, des sciences humaines aux sciences les plus exactes et les plus dures, qui nous parlent des évolutions de nos sociétés. L’Afrique, c’est un continent qui évolue. Qui est en pleine évolution. Où il y a plein de questions à se poser, parce que ce n’est pas tout rose, mais il y a de l’espoir aussi.

 

Et nous, on a envie de poser toutes ces questions-là. Voilà pourquoi ça nous semble important. Effectivement, c’est porteur d’espoir. La démographie (NDLR : sujet de l’émission enregistrée un peu plus tôt, ce mardi), c’est des vraies questions, mais en même temps, c’est une vraie chance. La grande muraille verte, c’est quand même le seul projet panafricain de cette envergure qui fait quelque chose par rapport à l’avancée de la désertification…

 

La question des mathématiques, on sait qu’en Afrique Francophone le premier institut d’excellence se trouve être à Dakar. Et enfin, demain… Demain, c’est comment penser à partir de Dakar : la question du numérique qui fait changer nos sociétés, les philosophes… Voilà. C’est un creuset de questions qui posent question à tout le monde, dans le monde entier… L’Afrique peut nous permettre de nous poser autrement des questions, voilà.

S. BENGELOUN

 

 

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