La police a interpellé le suspect

Les enquêteurs du commissariat central de Rufisque ont mis la main sur B. Mboup. Il est l'auteur présumé d'une agression sur une jeune fille à Rufisque, dont la vidéo, réalisée par les caméras de surveillance, est devenue virale, mais aussi d'une agression sur une étudiante.
Les limiers du commissariat central de Rufisque ont interpellé, pour les faits d’association de malfaiteurs, de vol en réunion commis la nuit avec usage d’arme blanche (coupe-coupe) et de moyen de locomotion (moto), un nommé B. Mboup. Âgé de 36 ans, il est agent de sécurité.
En effet, quelques heures auparavant, une vidéo montrant l’agression d’une fille était devenue virale sur les réseaux sociaux. On y voit deux jeunes hommes à bord d’une moto « Jakarta » s’attaquant à une fille qu’ils ont croisé dans un coin de rue de la cité des enseignants de Rufisque, vers 7 heures du matin. Arrivés à sa hauteur, l’un d’eux descend de la moto et brandit un coupe-coupe avant d’obliger l’élève à lui remettre son sac à dos.
Vers 13 heures, la victime, identifiée sous le nom de M. Fall, élève en classe de terminale dans un lycée de Rufisque, s’est présentée à la police pour déposer une plainte contre X. Avant que ladite vidéo ne devienne virale, la nommée M. K. Gueye, étudiante, avait également porté plainte contre X pour avoir été victime de vol avec violence, et avec le même modus operandi (mode opératoire).
Ainsi, l’exploitation de la vidéo et les recoupements d’informations ont permis aux limiers d’identifier l’agresseur (ayant brandi le coupe-coupe) au nom de Bara, habitant à Rufisque. Après l’avoir identifié, les hommes en tenue ont reçu des renseignements faisant état de sa présence dans un bâtiment délabré (ancien domicile de Mbaye Jacques Diop) situé près de la place Gabar.
Il a été surpris en pleine lessive et avait déjà séché les vêtements qu’il portait dans la vidéo le jour de l'agression. Conduit au commissariat et interrogé sommairement au poste de police, il a tenté de nier les faits qui lui sont reprochés, sans convaincre.
Lorsqu'il a été présenté aux victimes M. Fall et M. K. Gueye, le nommé B. Mboup a été formellement reconnu par ces dernières comme étant l’auteur des faits dont elles ont été victimes. Le mis en cause est gardé à vue pour la suite de l'enquête. Cependant, l'enquête suit son cours pour identifier son acolyte.
CHEIKH THIAM






