Publié le 21 Mar 2012 - 07:58
CÔTE D’IVOIRE

Bouaké, l'insécurité atteint son paroxysme

 

D'après un rapport de Human Right Watch, la vie à Bouaké et dans la région du centre rythme au quotidien avec braquages, attaques de domiciles et sur les axes routiers. Le conseiller municipal Fanny Mamadou ne dit pas le contraire. "Nous vivons une situation indescriptible, l'insécurité dans la ville est à son paroxysme dans la mesure où tous les jours, de nuit comme de jour, il est fait cas de braquage soit dans la ville soit sur les routes malgré la présence des forces de l'ordre dans la zone", renchérit-il. Traoré Maïmouna, une étudiante, raconte que les jeunes filles sont fréquemment l'objet de violences sexuelles le soir tombé dans les quartiers sans électricité publique. Pour le président de la plate-forme de la société, Doumbia Soumaïla, à l'origine de la situation se trouve le manque de moyens des forces de l'ordre."Nos policiers et gendarmes sont quelque peu débordés par la situation dans la mesure où ils ne sont pas dotés de moyens pour lutter efficacement contre ce phénomène devenu une vraie gêne", dénonce-t-il.

 

"L'insécurité est une conséquence de la paupérisation galopante ", tente d'expliquer le maire de la commune Fanny Ibrahima. "Notre commune a abrité la rébellion et c'est une autre conséquence de ce phénomène d'insécurité que nous vivons au jour le jour", ajoute-t-il. En 2002, un coup d'Etat contre le régime en place s'est mué en une rébellion armée qui s'est installée dans la moitié nord du pays avec pour quartier général la ville de Bouaké. L'armée de l'ex-rébellion des Forces nouvelles a aidé à installer Alassane Ouattara au pouvoir après l'élection présidentielle contestée de novembre 2010. Le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des ex- combattants des Forces nouvelles constituent un véritable défi pour le gouvernement. Une brigade mixte composée de policiers, de gendarmes et de militaires a été installée récemment à Bouaké pour lutter contre le phénomène des "coupeurs de route" et les braquages sur les axes routiers. "Ce n'est pas une fatalité, des mesures sont en train d'être prises en vue de restaurer un climat de quiétude au sein des populations", assure le maire Fanny Ibrahima.

 

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