Publié le 23 Feb 2018 - 19:55

Code de la presse

 

A la suite de l’adoption du nouveau code de la presse à l’Assemblée nationale il y a quelques mois, les autorités se félicitaient d’une avancée certaine dans le secteur des médias. Mais certains patrons de presse  s’étaient aussi inquiétés de certaines dispositions contenues dans la loi. Ils ont été confortés hier par Amnesty International. L’Ong qui a publié son rapport 2017-2018 a exprimé sa préoccupation face à un certain nombre de prérogatives qui ont été accordées au ministre de l’Intérieur. Amnesty trouve qu’il a été prévu de manière très vague des peines privatives de liberté pour des infractions relatives à la presse.

Il est en effet permis ‘’aux ministres de l’Intérieur et de la Communication d’interdire des journaux et des magazines étrangers et prévoit des peines de prison et des amendes pour toute personne qui braverait cette interdiction. L’article 192 habilite les autorités administratives à ordonner la saisie de matériel utilisé pour publier ou diffuser des informations, à suspendre ou arrêter un programme télévisuel ou radiophonique et à fermer temporairement un média pour des raisons de sécurité nationale et de protection de l’intégrité territoriale, entre autres’’.

...De même, des peines d’emprisonnement sont prévues pour diverses infractions, y compris offense au chef de l’Etat, diffamation, injure, diffusion ou distribution d’images contraires aux bonnes mœurs ou encore diffusion de fausses nouvelles. Amnesty s’inquiète également que des techniques utilisées par les lanceurs d’alerte constituent des infractions passibles d’emprisonnement. Idem de l’article 227 qui permet, dans certaines circonstances, de restreindre l’accès aux contenus en ligne considérés comme ‘’contraires aux bonnes mœurs’’, ‘’portant atteinte à l’honneur’’ ou ‘’manifestement illicites’’.

 

Section: 
CLÔTURE DE LA 4e CONFÉRENCE NTA AFRICA : Le travail de soins non rémunéré au cœur de l’agenda politique africain
MAGAL DE TOUBA 2026 : À Thiès, chauffeurs et autorités misent sur la prévention routière
Patrouille à la frontière sénégalo-gambienne
DROITS DE L'HOMME : Après 25 ans, la CNDH renoue officiellement avec le Palais
COOPÉRATION SÉCURITAIRE : Dakar et Paris renforcent leur coordination en vue des JOJ 2026
GAMOU DE NDIASSANE : Les assurances du gouverneur Saër Ndao
LES MEILLEURS ÉLÈVES DU SENEGAL CELEBRES : Diomaye fait de l'École son premier chantier stratégique
SAINT-LOUIS – RIPOSTE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES : La biodiversité érigée en première ligne de défense
FONDS POLITIQUES : Le Forum du justiciable interpelle le gouvernement
Lutte contre le trafic de stupéfiants
Magal Touba
POLLUTION INDUSTRIELLE À SANDIARA : Le mouvement « Pour l’intérêt de Sandiara » porte plainte contre X
Licenciements dans le secteur public
REMOUS À LA SN HLM : Les coulisses de la réintégration des 9 agents
L’AFRIQUE À L’HEURE DE LA “DRONISATION” : Entre quête de souveraineté et nouvelles dépendances
DROITS HUMAINS : Les victimes de la répression de 2021-2024 saisissent les Nations unies
Kédougou - tuberculose
ESCROQUERIES EN LIGNE : Jusqu'à 114 milliards de dollars perdus en une année
Fonds d'appui et de développement de la presse
CHANGEMENT CLIMATIQUE À THIÈS : Six quartiers misent sur la nature pour mieux faire face aux inondations