Publié le 15 Jun 2023 - 19:43
CONTRÔLE DES LABORATOIRES D’ESSAIS ET D’ÉTUDES DANS LE SECTEUR DU BTP

Une loi qui vient à point nommé

 

La loi portant sur le contrôle des laboratoires d’essais et d’études dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) a été votée, mardi, de façon unanime. A travers cette loi, l’Etat se dote  d’un laboratoire de référence dans le secteur BTP pour assurer un contrôle efficient et une régulation permanente.

 

Les députés ont voté à l'unanimité la loi portant sur le contrôle des laboratoires d’essais et d’études dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). Cette loi doit permettre la création d'un laboratoire national en remplacement du Centre expérimental de recherche et d’études pour les équipements (Cereeq), premier laboratoire existant depuis 1949 en Afrique Occidental française (AOF). En effet, en raison de difficultés et limites auxquelles l’institution était confrontée dans son mode de gestion et ses réalisations, l’Etat a décidé de muter le Cerreq, établissement public à caractère industriel et commercial, en société anonyme à participation publique majoritaire.

Il s’agissait de doter la structure de plus de prérogatives et de moyens. Malgré cette transformation, le processus n’a pas abouti. ‘’Cela  va permettre non seulement d’organiser le secteur en termes de régulateur, mais aussi de recenser et de donner des agréments à l'encontre des bureaux d'études ou même en matière de bâtiment d'une manière générale et surtout les travaux publics’’, a salué le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du désenclavement.

Pour leur part, les députés ont estimé que cette loi vient à son heure, en raison de l'ampleur des ‘’mauvais comportements’’ et pratiques hors normes notés dans le secteur des BTP et dans le domaine des infrastructures routières, notamment le non-respect des normes de construction, facteur d'effondrement de nombreux bâtiments à travers le pays et particulièrement dans la région de Dakar. L'indiscipline croissante des usagers de la route, ainsi que la dégradation précoce de certaines routes par insuffisance de qualité ont aussi été relevées. Ils ont également loué les propositions et innovations contenues dans le texte, lesquelles permettront de répondre efficacement aux difficultés et aux besoins des populations et des usagers.

Cependant, certains mandataires n'ont pas manqué de relever que l'Etat a tendance à trop légiférer et que bon nombre de règles édictées restent inappliquées, soit par défaut de textes réglementaires d'application ou par absence de fermeté dans l'application des sanctions, soit par ignorance ou par incivisme de certains citoyens.

A titre d'exemple, ils ont évoqué la non application de certaines dispositions du code de la route, censées résoudre la problématique des visites techniques complaisantes et les entraves à la circulation routière (cas de la cité Diakhaye). Les députés ont également déploré l'insuffisance du contrôle et l'absence d'encadrement des laboratoires, ainsi que la prolifération des gares routières à travers le territoire national. Dès lors, il importe d'éviter que le présent projet de loi ne soit une législation de plus, en veillant à une meilleure sensibilisation des populations et des acteurs, à la célérité dans la mise en œuvre des mesures d'accompagnement et à l'application effective des sanctions, ont-ils souligné.

Répondant aux interpellations, le ministre a annoncé que les décrets d'application seront présentés prochainement pour adoption et mise en œuvre. Cela va donner toutes les prérogatives à cette nouvelle entité pour assurer les missions dévolues. 

Code de la route et visite technique

S’agissant du Code la Route, il a indiqué que son application a bel et bien commencé et qu’il reste, cependant, des décrets à compléter qui sont en cours d’élaboration. Il en est ainsi du permis 0 point.

Par rapport à l’organisation du secteur des transports terrestres, le ministre a relevé que la réalisation de cette mission nécessite des concertations permanentes avec tous les acteurs. Il a, en outre, souligné que ‘’ce secteur n'est pas facile à assainir, en raison de sa complexité. Néanmoins, beaucoup de réalisations innovantes ont été accomplies par l'Etat, en termes de qualité des routes, d'augmentation du réseau autoroutier (189 km réalisés), de modernisation des titres de transport, d'accompagnement au renouvellement du parc de transports publics de voyageurs, de réforme routière par l'adoption d'un nouveau Code de la route, etc.’’

Sur le registre de la sécurité routière, Mansour Faye est revenu sur la question des visites techniques. A ce sujet, il a rappelé les deux modalités de contrôle technique des véhicules au Sénégal: le contrôle visuel exercé dans les centres régionaux, sauf Dakar, et le contrôle sur bancs pratiqué dans la région de Dakar, au niveau du Centre de Contrôle technique de Véhicules (CCTV). Aussi, a-t-il informé que le Gouvernement a projeté d'étendre l'implantation de centres de contrôle technique de véhicules à travers le pays. C'est ainsi qu'il est prévu d'installer deux bancs mobiles dans la région de Dakar (un à Yarakh et un autre à Diamniadio), afin de désengorger le Centre de Contrôle technique de Hann.

Au niveau des régions intérieures du pays, six (06) zones ont été identifiées pour abriter de véritables bancs de contrôle technique comme celui de Hann. Il s'agit de : deux (02) centres dans la région de Thiès (un dans le département de Thiès et un autre dans le département de Mbour); deux (02) dans la zone Nord (un à Saint-Louis et un à Matam); un (01) dans la zone Centre (Diourbel - Fatick) ; un (01) dans la zone Kaolack-Kaffrine ; un (01) dans la zone du Sénégal oriental ; et un (01) dans la zone Sud (en Casamance).

BABACAR SY SEYE

Section: 
ZIARRA DE THIES : La famille omarienne appelle à la revitalisation des valeurs morales et spirituelles
OUMAR WILLANE, LAURÉAT DU SPECTRUM INNOVATION AWARD : Du Sénégal aux sommets de la tech américaine
Kinésithérapeutes rééducateurs
Greve santé
MENACES SUR LA BANDE VERTE DES FILAOS : Les populations de Guédiawaye vent debout
Ministre de l’intérieur
CONSOMMATION DE DROGUE CHEZ LES ADOLESCENTS À THIÈS / Dalal Xel alerte et mise sur la prévention
FEMMES DANS LES CONFLITS ARMÉS : Tuées dans les guerres, écartées des négociations
ACCUEIL DES ENFANTS DES FAMILLES MILITAIRES : Les Armées veulent renforcer leurs crèches
CEP : FONCIER ET PATRIMOINE BÂTI DE L’ÉTAT : Les incohérences des dossiers fonciers au crible des députés
Sensibilisation aux cancers
SÉCURISATION DES JOJ DAKAR 2026 : Le ministre de l’Intérieur appelle les forces de sécurité à une vigilance sans faille
Justice à Louga
VISITE AU SÉNÉGAL ANNULÉE La crise en Pologne contraint Nawrocki à faire demi-tour
SANTÉ - NÉGOCIATIONS, RÉQUISITIONS ET LIBERTÉS SYNDICALES : Le Sames durcit le ton contre sa tutelle
DEKHEULE : Babacar Diop appelle à faire de Lat-Dior un modèle de patriotisme pour la jeunesse sénégalaise
SAINT-LOUIS : FACE À LA FORTE PRÉVALENCE DE L’AVC : Acteurs sanitaires et communautaires tirent la sonnette d’alarme
MATAM : Les populations s’arrachent les postes de l’Université
SÉNÉGALAIS DÉTENUS À L’ÉTRANGER : HSF réclame une cellule nationale d’assistance
ÉTATS-UNIS : Le Sénégalais Modou Ngom condamné à 22 ans et demi de prison