Publié le 27 Feb 2024 - 11:31

DE LA LUCIDITÉ A L'INCOHÉRENCE

 

Le meilleur joueur de football au monde n'est pas dans un club.  Il est dans un quartier banal, d'une ville banale et finira sans doute pompiste ou ministre.

Ainsi  en est-il pour toute chose.  Il ne sert donc à rien de chercher à être le meilleur.

En revanche, il est nécessaire de se questionner soi-même sur ce qui peut nous rendre meilleur et rendre meilleur tout ce qui passe entre nos mains.

Pour cela,  il faudrait se concentrer sur trois notions en dérive silencieuse et qui sont pourtant les garantes de notre équilibre et donc de notre tranquillité presente et future.

Commençons par la LUCIDITÉ.  Le manque de lucidité est soit la résultante d'un manque d'éléments d'appréciation,  soit d'une faiblesse dans la faculté à décrypter ces éléments, soit enfin d'un autisme volontaire pour s'inventer un contexte inexistant favorable à la justification de ses actions.

Venons en au DISCERNEMENT.  Ici on est dans quelque chose de plus subtile.  Le discernement consiste, préalablement à toute construction  d'opinions,  à analyser les informations et les faits en prenant soin d'extraire les émotions. C'est un exercice d'abstraction difficile car notre nature première c'est d'agir en fonction de nos intérêts et de nos émotions.

Venons en enfin au sens du JUGEMENT.  je le definirais comme notre capacité à construire une réponse adaptée à la situation face à laquelle une réaction est attendue de notre part. Il est la continuité  du discernement en ce qu'il se nourrit de ce dernier pour exister.  Cependant, il s'autorise une autonomie entrenue par la PEUR.  Peur de l'inconnu, peur de représailles, peur du jugement des autres, etc. Il laisse alors naître L'INCOHÉRENCE en laisant germer des contradictions flagrantes que la raison et le bon sens réfutent.

TRADUCTION EN ENTREPRISE

Cas 1

Le salarié qui démissionne sans avoir en main un autre emploi, sauf harcèlement,  souffre probablement d'un problème de discernement.  Il pense que le chômage est préférable à un mauvais patron ou un mauvais salaire alors que le chômage est l'une des plus sévères atteintes à la dignité.

Cas 2

Le salarié qui quitte une entreprise stable pour une entreprise moins stable  mais mieux rémunératrice joue au pocker. Ça pourrait être un excellent tremplin pour lui comme une descente aux enfers. Ici c'est une question de lucidité. Aucune décision n'est mauvaise. Ce qui est mauvais, c'est de regretter sa décision. La lucidité aide à avancer sans regrets.

Cas 3

Le salarié qui pense que son talent est sous utilisé. En fait,  il est dans un registre commun.  Je pense que 90% des salariés dans les métiers de conception sont sous utilisés. Changer d'entreprise ne changera rien à cette réalité.  Seul l'auto-entreprenariat peut lui permettre de s'extraire de cette perception de persécution.  Mais l'auto-entrenariat est un risque et contient  beaucoup de stress.  Ici c'est le jugement  qui est convoqué.

A suivre....

 

Ibrahima Nour Eddine DIAGNE

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